Ciné Films D'Antan

audrey.jpg Audrey Hepburn est une magnifique actrice habillée dans ses films par Givenchy, symbiose de classe et de rafinement. Givenchy et Audrey Hepburn seront complices 40 années durant.
Givenchy sortira même un parfum, "l'Interdit"  qu'il lui dédiera.
L'Interdit car apprenant que "son" parfum allait être commercialisé, Audrey se serait écriée : "Mais c'est mon parfum, je vous l'interdis !"
L'Interdit est une très belle harmonie de violette, rose et jasmin, de poivre et de girofle sur un fond d'encens.

Moon River est une chanson extraite du film "Breakfast at Tiffany" avec Audrey Hepburn, d'après le roman éponyme de Truman Capote.
"Moon River aussi loin sois tu
Je te rencontrerai un de ces jours
Oh faiseur de rêves, toi briseur de cœur
Ou que tu ailles, je te suivrai
Deux âmes errantes prennent la route
Il y a tant de choses à voir
Nous cherchons après le même arc-en-ciel
Au détour d'un chemin
Mon meilleur ami
Moon River et moi"

Cette chanson a failli ne jamais faire partie du film selon son réalisateur Blake Edward . "L'avant première a eu lieu à San Fransisco. Nous nous sommes rendus dans un hôtel pour discuter de cette avant première qui avait été un succès. Nous étions tous assis respectueusement devant ce nouveau directeur de la Paramount qui arpentait la pièce en fumant un cigare quand tout à coup il a déclaré :"On va supprimer la chanson". Et à son grand mérite Audrey s'est levée et a dit "Plutôt mourir". Et la chanson est restée." Chanson qui a été reprise par une pléiade de chanteurs mais qui selon Henri Mancini n'a jamais été aussi bien interprétée, avec la sensibilité et l'émotion nécessaire, que par Audrey.

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Mercredi 10 août 2011 3 10 /08 /Août /2011 14:03
De son vrai nom Alice Sapric, actrice d'origine arménienne naturalisée française, est née le 29 juillet 1916 à Ortaköy (Turquie) et décédée le 24 mars 1990 à Paris. AUjourd'hui on ne parle plsu d'elle et je le regrette!
Cette femme au caractère trempé entourée constamment d'hommes croquants me manque.
Souvent malmenée par l'imitateur Thierry Leluron, elle savait faire preuve de répartie efficace.
Elle a passé son enfance à Istanbul. Elle quitte la Turquie avec sa famille à l’âge de 13 ans et poursuit ses études à Bruxelles avant de gagner seule Paris.
Dotée d'un visage ingrat, son rôle de duègne se livrant à un mémorable strip-tease dans La Folie des grandeurs est particulièrement réjouissant.
Elle a enregistré un album en 1975 (réédité en 2003) et un 45 tours en 1986 : Slowez moi.
Elle recevra, en 1986, le 7 d'Or de la meilleure comédienne pour l'Affaire Marie Besnard diffusé la même année sur TF1.
Elle a écrit plusieurs ouvrages autobiographiques (Alice, Mes dîners en ville, Femme-public Ma vérité et Mémoires inachevés) et un roman (Un amour menacé, 1973). Elle a aussi tourné dans des publicités humoristiques et elle reste une référence des « publivores » avec sa prestation pour Jex-four.
Elle joue avec un air détaché, "smart" et déphasé.
Le cinéma n'aura peut être pas eu l'occasion de lui offrir de grands rôles, mais tout le monde se souvient de son streap-tease dans "La folie des grandeurs".
J'ai en mémoire les films suivants :
1960 : Le Testament d'Orphée de Jean Cocteau
1960 : Tirez sur le pianiste de François Truffaut
1971 : Vipère au poing de Pierre Cardinal,
1971 : La Folie des grandeurs de Gérard Oury,
1973 : L'Événement le plus important depuis que l'homme à marché sur la lune de Jacques Demy
1979 : Les Sœurs Brontë d'André Téchiné
1983 : Un bon petit diable de Jean-Claude Brialy

« Coucher avec un vieux, quelle horreur ! Mais avec un jeune, quel travail ! »
[ Alice Sapritch ]
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Samedi 6 janvier 2007 6 06 /01 /Jan /2007 23:37

Comment ignorer un film aevec Audrey Hepburn et Cary Grant!

CHARADE est une petite perle de 1963 se déroulant à Paris. De retour d'un séjour aux sports d'hiver, Reggie Lampert (Audrey Hepburn) trouve son appartement saccagé, et apprend la mort de son mari dont elle était en instance de divorce. L'inspecteur Grandpierre et Hamilton Bartholomew de la C.I.A. lui expliquent, que lors de la dernière guerre, son mari, avec la complicité de Tex Penthollow, Herman Scobie, Leopold Gideon et un certain "Dyle" qui fut tué, a subtilisé et caché 250 000 dollars destinés à la résistance française. Lampert a vraisemblablement été abattu parce qu'il voulait s'enfuir avec le magot qui demeure maintenant introuvable.
Reggie est inquiétée par les anciens complices de son défunt époux... Petit à petit, les anciens complices sont assassinés mystérieusement.

Le réalisateur Stanley Donen, l'un des grands de la comédie musicale des années cinquante, a parsemé "Charade" de trouvailles humoristiques, de clins d'œil. Au cours d'une scène sur les quais de Seine, il fait dire à Audrey Hepburn : "C'est ici que Gene Kelly dansait dans Un Américain à Paris." Plus tard, on entend quelques notes de Chantons sous la pluie. Ailleurs, on entrevoit un décor de Drôles de Frimousse. Les clins d'œil à Hitchcock sont eux-mêmes nombreux : bataille sur un toit (Sueurs Froides), enlèvement d'enfant (L'Homme qui en Savait Trop), assassinat dans une salle de bains (Mais Qui a Tué Harry ?, Psychose). Et la présence de Cary Grant est une allusion constante à La Mort Aux Trousses.
Un divertissement pétillant et malicieux sous fond de film policier. Sans compter qu'entendre Audrey parler français est un ravissement pour le fan que je suis.

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Mardi 24 octobre 2006 2 24 /10 /Oct /2006 22:26
Maurice, de James Ivory (1987)
On a parfois reproché à James Ivory une certaine froideur, une distance à l'égard de ce qu'il montre, alors qu'il s'agit plutôt d'une pudeur dans l'expression des choses décrites, un bon goût très britannique (bien qu'Ivory soit américain). Les ambiances du début du siècle conviennent parfaitement à sa façon de filmer, à son style de narration précise et feutrée.

Il y a dans l'histoire de Maurice tout ce qu'un garçon peut ressentir dans son éveil à l'homosexualité : cette sensation précoce de différence, la peur d'être rejeté par sa famille et par ses proches, la crainte même de se confier, l'illusion et l'espoir que ce n'est qu'un goût passager, l'espoir (encore !) que la science va venir à la rescousse (mais le médecin de famille de Maurice reçoit cette révélation avec répugnance), l'appréhension d'être découvert dans le milieu professionnel, le chantage qu'une telle découverte peut provoquer, le regard particulier sur le corps masculin (scène dans les vestiaires lorsque Maurice enseigne la boxe - le noble art - aux jeunes prolos de son âge), le chagrin d'être trahi et abandonné par celui qu'on aime, et au bout du compte, l'apprentissage de la solitude, l'amertume devant l'hypocrisie et l'intolérance, la répression légale vécue à juste titre comme une scandaleuse injustice.

Le jeune héros passe par tous ces états, et à ce titre, Maurice est le film exemplaire de la condition homosexuelle vue de l'intérieur, analysée dans tous ses détails sociaux, tous ses aspects psychologiques. Même dans la scène où Maurice découvre les plaisirs de la chair avec le garde-chasse Alec, James Ivory vise juste : perplexité du jeune homme d'être perçu pour ce qu'il est par un autre homosexuel, nouvelle façon, liée au sexe et non plus à l'amitié platonique, d'envisager son rapport avec les garçons.

NE PAS LIRE LA SUITE SI VOUS SOUHAITEZ VOIR LE FILM

Non seulement Maurice parvient, au terme de ce parcours quasi initiatique de connaissance de lui-même, à s'assumer, mais il rompt le clivage social : grand bourgeois hétéro, il n'aurait sûrement pas épousé une lingère, mais grand bourgeois homosexuel, il n'hésite pas à vivre avec le jeune garde-chasse qui lui-même, dans une preuve d'amour, renonce à émigrer en Argentine avec sa famille pour rester avec l'élu de son cœur.
Maurice, après nous avoir plongés dans les difficultés sociales et existentielles de l'homosexuel-type, débouche donc sur un bonheur possible dans la différence. Cet optimisme réchauffe le cœur.

------------ FIN DU SPOILER ------------
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Lundi 11 septembre 2006 1 11 /09 /Sep /2006 00:15
"Diamants sur canapé" ou en francais "Breakfast at Tiffany's"est un film de 1961 de Blake Edwards, basé sur une nouvelle de Truman Capote.

Parmi les acteurs dans ce film vous avez déjà pu voir Martin Balsam dans « Psychose » et Georges Peppard dans « Le Crépuscule des aigles » ou «Celui par qui le scandale arrive ». Initialement Holly devait être jouée par Marilyn Monroe. Celle-ci aurait refusé finalement de faire le film sur les conseils de Lee Strasberg qui trouvait que jouer une prostituée nuirait à la carrière de Marlyn.

Audrey Hepburn a demandé à la production de choisir Blake Edwards en lieu et place de John Frankenheimer, prévu au départ. Excellent choix, en particulier avec la scène de la fête qui rappelle « The Party » de Blake Edwards. Il saura donner au film un ton doux-amer.
A noter la musique créé par Henry Mancini à qui on doit la panthère rose.

Histoire :
Holly (Audrey Hepburn) est une délicieuse Call girl new-yorkaise Gagnant «50 dollars dans les toilettes", festive à outrance et alcoolique. [Tout à fait mon portrait ! lol]
Malgré la réalité écrasante dans laquelle elle évolue, elle aime rester à rêver devant les diamants de chez Tiffany's, elle est naïve et optimiste. Un jour elle trouvera un mari richissime. Son voisin de palier est lui entretenu par une décoratrice d'intérieur. D'une relation amicale va naître une forte passion entre ses deux êtres que beaucoup de choses séparent...
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Mercredi 23 août 2006 3 23 /08 /Août /2006 00:06
Ce lundi après avoir ris avec "desesperate housewifes" je compte regarder à nouveau 'Peggy Sue s'est mariée' de Coppola...

L'histoire?
Lors de la soirée des anciens élèves du lycée en 1985, Peggy Sue 43 ans, sur le point de se séparer de Charlie, son mari et premier flirt d'adolescente, s'évanouit.
Elle se réveille et s'aperçoit qu'elle a fait un bond dans le passé pour se retrouver au temps de son adolescence, dans les années 60. A l'époque des belles américaines, Chevrolet ou Cadillac, des surprises-parties le samedi soir et des yé-yé ... mais avec tout son vécu d'adulte et confrontation aux situations qu'elle a déjà vécu. Sachant le sort que le futur lui réserve, elle oscillera entre tentatives de faire certains changements dans sa
vie et désir de conserver ou revivre d'autre moments clés... mais le destin est tracé d'avance et rien ni personne ne saurait le perturber. Emotion maximale lorsqu'elle se trouve face aux êtres chers décédés, comme ses grands parents. Film sur les souvenirs et la nostalgie.
Une fantaisie pas si légère que ça, même lorsqu’elle tend vers le conte de fée.

Titre Original : Peggy Sue Got Married
Date de sortie au cinéma en France : 07 Janvier 1987

Acteurs : Nicolas Cage - Kathleen Turner - Barry Miller
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Lundi 12 juin 2006 1 12 /06 /Juin /2006 11:00
THE SERVANT
Film Britanique de 1963 avec
Dirk Bogarde, James Fox, Wendy Craig, Sarah Miles, Catherine Lacey, Richard Vernon, Patrick Magee et Harold Pinter. Réalisé par Joseph Losey. Scénario : Harold Pinter. Directeur de la photographie : Douglas Slocombe. Compositeur : John Dankworth.
Durée : 115 mn.

À Londres, Tony, un aristocrate jeune et brillant, vivant dans une luxueuse demeure du XVIIIe siècle, engage Hugo Barrett comme domestique. Ce dernier se révèle être un valet modèle, travailleur et intelligent. Mais Susan, la fiancée de Tony, n'apprécie pas le comportement de Barrett, lui trouvant quelque chose de malsain...

Un grand film en noir et blanc : on y retrouve une manière, une atmosphère, un indescriptible qui fait l'époque. Une sorte de monotone ennui, un profond psychologisme visant à montrer la fausseté des rapports entre les êtres malgré le bien être économique de cette décennie 60.
Tony, un jeune maître en Grande Bretagne, décide de prendre à son service un valet, Hugo Barrett, lequel est frauduleux, aussi malhonnête que lui, mais un peu plus réaliste, assumant être un peu plus dans le vice. L?action est en vase clos dans la maison.
Dès le début du contrat qui les lie, on sent que le rapport n'est pas celui entendu par les clauses du contrat. Un drame couve. Au début les rapports sont distants entre les deux hommes. Toutes les autres figures, ne sont, tout au long du film, que de vulgaires pièces d'échiquier, que les contractants déplacent au fur et à mesure qu'augmente « l'amour », l'adversité, la dépendance réciproque, en un mot : la connivence. C'est en ce sens qu'il faut voir la position de la fiancée du maître : pièce maîtresse oui, mais si facilement contournable pour un homme averti.
Qui du valet ou du maître est vraiment ce par quoi sa fonction le désigne ?
Toute l'analyse du rapport que fait Losey est basée sur une homosexualité latente entre les deux hommes. Elle est plus lucidement vécue de la part du valet. Leur rapport sado-maso ou maître-esclave, en sera le catalyseur : la scène de la douche, réalisée dans les limites décentes que permet l'époque, sera donc sous-entendue.
À partir de là, le lieu de l'action se resserre pour faire corps avec le lieu qui distribue le rapport de pouvoir : l'escalier. L'escalier sera la métaphore du rapport entre James Fox (Tony) et Dirk Bogarde (Hugo Barrett) : l'un dominant l'autre ; encore faut-il savoir lequel ?
Joseph Losey montre toute sa force et son talent dans ce film qui pourrait être aussi une nouvelle version de Dorian Gray, dans la mesure où le valet et son maître ne sont après tout qu'à la recherche d'une perpétuelle jeunesse que leur rapport leur interdit.
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Dimanche 28 mai 2006 7 28 /05 /Mai /2006 13:42

 

 

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