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Gabon, Paris, News people, stars, mylene farmer & madonna, récits voyage, infos gay & lesbiennes & hétéro, coups de gueules... et bien plus encore.
J'attend vos avis sur les thèmes abordés, même si ils sont divergeants!
J’ai deux grands souvenirs humains positifs de ce séjour à Libreville.
Le premier est l’invitation spontanée à partager un thé vert à la menthe par un local. J’ai eu droit à un apprentissage complet ainsi que quelques phrases échangées, sans attente, un don pur.
Le second souvenir est la sortie de cette ville trop riche et clinquante, lorsqu’on croise le premier village les gens sont heureux. On nous salue de la main sur notre route, on nous sourit.
Enfin un sourire sur de magnifiques visages.
Ce parc nationalde plus de mille cinq cents kilomètres carrés offre un
incroyable mélange de lagunes, de savanes et de forêts venant caresser l'océan. Ce territoire, très peu peuplé, cache cent kilomètres des plus belles plages vierges de l'Ouest africain. Il abrite
une véritable arche de Noé : gorilles, chimpanzés, éléphants, hippopotames, tortues de mer, buffles, crocodiles, baleines, multitude d'oiseaux... Bref « l'un des endroits les plus intacts de
la planète », comme le décrit la National Geographic Society.
Aux abords des rivières irriguant la lagune, les mangroves à l'architecture tentaculaire sont le royaume des crocodiles du Nil et autres
faux-gavials, dont les yeux brillants comme des phares dans la nuit trahissent la présence. Il faut fendre les eaux noires pendant près de trois heures pour atteindre l’extrémité du bandeau de
sable entre lagune et Océan où les éléphants viennent au coucher du soleil. Lors d’une balade en pirogue nous voyons une mère éléphant et son petit traverser devant nous d’un ilot jusque la rive
en face. Nous les photographions en nous approchant, avant d’accoster pour les suivre, le vent à contresens pour ne pas se faire repérer. L’éléphant ne voit pas en face de lui, uniquement de côté
cependant son odorat est son meilleur allié. Nous sommes dans un parc où ces animaux sont encore sauvages, peu habitués aux hommes, ce qui permet de s'en approcher à 5 mètres.
Nous aurons nombreuses occasions de suivre les troupeaux d’éléphants, animaux de contraste entre leur poids gigantesque et leur silence
absolu en déplacement. Allant jusqu’à rester immobiles près d’eux, à contrevent. Vivant là 10 minutes semblant hors du temps qui défile, bonheur pure.
Lorsqu'on
pense au projet africain de classer les éléphants en catégorie 2" ce qui signifie permettre d ereprendre la chasse aux éléphants, simplement parceque certains veulent spéculer sur l'ivoire
lorsque le pétrole sera épuisé!!
Libreville et sa population n’ont rien d’Africain. Vous ne verrez ici rien de ce à quoi vous vous attendez si vous connaissez des récits du Mali, du Sénégal ou de Côte d’Ivoire. Que ce soit par les
buildings massifs qui bordent le rivage, les gros 4x4 et la flopée de Hummer aux mains des Gabonais, que ce soit par les rapports humains en permanence intéressés.
Le Casino de la ville est un bon exemple de situations. Le groom fait des remarques quand à nos mollets à l’air lorsque nous (blancs) voulons
entrer alors que nous sommes habitués du lieu et surtout que les locaux passent en toute tenue sans souci. Une fois à l’intérieur le Casino se divise en deux zones : les tables de jeux et les
machines à sous. Deux tables de jeux sont réservées aux Gabonais, une table est pour les Chinois et une pour les Libanais. Nous ne sommes pas les bienvenus, même en étant en bon rapport avec
certains employés. Nous ne sommes que des blancs, certes militaires expatriés donc riches selon leur point de vue, mais blancs. Ici on ne se mélange
pas, tout comme en ville on ne mélange pas les races, tout comme un blanc est mal vu, montré du doigt et sujet à phrases peu courtoises au marché.
Un soir les tables étant quasiment vides nous avons eu accès au jeu de boule (roulette), pensant faire une partie avec le libanais là et un
chinois. Nous nous sommes dès le premier tour retrouvé juste entre nous, les deux autres ayant chacun changé de table. La croupière fait la gueule,
croise les bras et souffle. Nous persistons, l’envie de s’amuser reste là. Peu importe les autres. La croupière baille et ne lance pas la boule, elle
montre des signes de lassitude pour nous faire partir. Nous devons lui demander de lancer la boule, ce à quoi elle répond que nous avons joué une si petite somme qu’elle attendait de vrai
joueurs. Malheureusement pour elle notre numéro sort gagnant te nous empochons une belle sommes, elle rouspète dans sa langue, appelle une collègue pour lui dire son malheur. Elle nous regarde
méchamment avant, enfin !, de nous donner notre dû.
Nous retournons à notre espace favori : les machines à sous. Etonnamment ce casino n n’aime pas voir nos mollets mais n’est pas dérangé par les alpagueuses et putes qui y circulent. A peine
devant une machine, on viendra converser avec vous. La fille se souvenant précisément que vous êtes le militaire (vous êtes blanc donc automatiquement militaire selon elle) qui a gagné il y à 2
semaines 2 500 000 FCFA sur telle machine précise. Mémoire déroutante de la fille. Souvenez vous, la fille vous avait porté chance ce jour là … LOL
Aujourd’hui elle veut vous aider (comme elle est pure et gentille), elle prend dans vos pièces et commence à les introduire dans la machine,
mettant une partie dans sa poche. Elle vous caresse le genou pour vous distraire. Si vous gagnez, même une petite somme, vous êtes foutu. Elle vous suivra partout dans le casino, insistante, et
jusque là voiture. Si vous l’écartez elle vous lancera « Tu n’aimes pas les nègres, les Français vous êtes racistes, chez vous quand on est noir on peut pas marcher sur les Champs
Elysées » ou encore elle pourra gueuler de manière à faire un mini scandale éphémère « le blanc a pris ma machine, j avais des pièces dedans ». Dépaysant comportement auquel je
rétorquerai que j’ai un bon rapport avec les noirs mais que simplement je n’aime pas les putes…
Les notables locaux ont un droit particulier au Casino, en effet lorsqu’ils arrivent ils réservent une rangée entière de machine et on vous
demande aimablement si vous pouvez vous écarter sur d’autres machines. Money, Money, Money et jouissance d’avoir du pouvoir.
iLe guide nous prévient : l faut s'attendre à traverser, pieds dans l'eau, les ruisseaux, à enjamber les racines enchevêtrées, à endurer les
morsures vigoureuses des fourmis sans être assuré d'apercevoir les singes, dont la présence se résume souvent aux fruits abandonnés au sol.
Après nos 7 kilomètres de marche matinale, un repas et une sieste bien méritée, nous partons chaque après midi sur le bandeau entre le
fleuve et l’Océan. Occasion d’une marche avec vue sur un banc de sable de plusieurs dizaines de kilomètres à notre droite et de fourrés verts épais à notre gauche. Ces marches permettent d’avoir
la chance d’apercevoir sur le fleuve des échassiers, des khalao et des toucans, des mangoustes parties chasser les crabes mais également des hippopotames en famille jouant au sous-marin dans le
fleuve.
En effet les hippo peuvent rester sans respirer sous l’eau 45 minutes et à l’exception d’une rencontre où nous avons vu leur ventre, toutes
les autres fois nous nous contentons de leurs petites oreilles surnageant, parfois leur crane ou leur gueule.
Les hippo sont moins grand que ce que j’imaginai, ils sont paisibles et lancent parfois par leurs narines de puissants jets d’eau pour
marquer leur territoire si nous nous approchons trop (c’était le cas lorsque nous étions en pirogue).
Vous ne vous en doutiez pas, mais l’hippo est l’animal qui cause le plus de mort humaine en Afrique. Bien plus que les lions et
serpents. Simplement parce que ce papa protecteur croque facilement les hommes qui tombent de pirogue non loin de lui, sachant qu’il lui arrive souvent de se soulever lorsqu’une pirogue passe au
dessus de lui (invisible) la faisant chavirer.
Ici il faut s'attendre à subir plusieurs contrôles de police par semaine.
Le policier cherche manifestement toute faille pour infliger une amende, qu'il proposera ensuite "a moitié prix" et sans quittance (ce qui est manifestement de la c #!*?|@!). On demande les
papiers du véhicule, puis le passeport, puis le carnet de vaccination (!!!), puis on cherche le triangle de panne, puis le second, puis l'extincteur puis la date de validité de l'extincteur
(alors que la jauge de pression est le seul test admis des professionnels)... Jusqu'a temps de trouver une ampoule qui ne fonctionne pas. Bien sur le port de la ceinture de sécurité est
obligatoire, sous peine d'amende.
A coté de cela, les taxis et les locaux "colorés" (ivoirien, camerounais qui n'ont pas d'argent) circulent avec des pneus lisses, des pneus neige !!!, des vitres remplacées par un sac
poubelle noir (impossible de voir à travers) ou les portes qui ne ferment pas.
Dernière astuce en date : depuis le 2 Avril 2008 le fils du Président à fait publier un décret rendant obligatoire un modèle précis d'extincteur à jauge aux alentours de Libreville. Il est à
noter que cet extincteur ne sera en vente que dans un seul et unique magasin "GMG" dans lequel un haut placé à un ami complice.
Au Gabon on s'habitue à la culture locale qui veut qu'une malversation soit faite au grand jour alors que chez nous on chercherait plutôt à la cacher. Je ne dis pas que l'un est mieux que
l'autre.Je dis que c'est éxaspérant de la subir chaque heure partout.
Nous venons de passer quelques jours au Sette cama safari, bien différents de ce que nous avions pu voir à Nyonié ou lors d’autres balades locales. Là où à Nyonié on se balade en 4x4 dans les
plaines, ici dans le sud du Gabon on se déplace en pirogues et à pied. Cela permet d’être au plus proche de la nature, épiant chaque bruissement de feuillage, sursautant au grondement des
crocodiles de terre, se protégeant la tête lorsque nuée de petits singe traverse les arbres au dessus de nos tête en faisant tomber la pluie qui y stagnait.
Chaque matin nous parcourons 7 kilomètres sur un ilôt différent découpant le large fleuve, avec une pause repas et sieste jusque 16H pour
faire à nouveau 5 kilomètres, guettant les animaux préférant le coucher du soleil.
La marche est rude, il s’agit de suivre strictement le guide dans des zones vertes naturelles sans chemin. Parfois des fourmis géante nous
bondissent aux mollets, extrêmement rapides elles nous piquent d’une giclée d’acide. De quoi voir notre groupe de 4 personnes sautiller et se flageller les
jambes ;-)
Ces fourmis magnan se déplacent en banc de millions de féroces individus, elles changent de territoire tous les 4 jours. Carnivores elles
peuvent découper un mamifaire embourbé ou un singe malade au sol en 2 heures.
Digne d’un Koh-Lanta avec 100% d'hygrométrie et des nuées d'insectes, mettant à l’épreuve mes propres limites, la traversée la plus rude est celle de la zone de marécage. Chaussé de grosses
pataugas et de chaussettes kaki de l’Armée, les mollets à l’air avec un petit short, je me trouve face à une étendue de boue et d’eau marron inquiétante. Nous devons passer cet espace hostile en
repérant les racines d’arbres qui serviront d’appui pour poser nos pieds entre les zones d’eau. Priant pour que la racine ne soit pas simplement en flottaison mais bel et bien un appui sûr. Pour
me rassurer un grondement grave persiste sur ma gauche, un crocodile de terre !! Parfois je préfèrerai que notre guide ne nous dévoile pas tous les secrets de la
forêt ;-)
Au bout d’un quart d’heure, la situation se corse. En effet, nous devons circuler de tronc d’arbre en tronc d’arbre sans tomber dans la
boue, sous peine de s’enfoncer profondément. J’ai un certain vertige lorsque je me trouve en hauteur (peu importe si la distance au sol est élevée ou non) sur un tronc sans
avoir d’appui sur les côtés. Je prends sur moi et profite du soutien de mon co-pilote. Evidemment les troncs d’arbres qui nous servent de passerelles sont humides et glissants et aucune liane ni
appui de secours n’est possible une fois qu’on grimpe dessus.
Lors des marches matinales nous ne verrons quasiment aucun animal, à l’exception de nuées de petits singes sautant d’arbres en arbres. Trop
rapides pour être photographiés. La vidéo prise est à écouter plus qu’à regarder ;-)
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