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Dimanche 19 avril 2009
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Voir les 2 commentaires - Publié dans : Libreville Gabon

L'iboga est une plante psychotrope très puissante, traditionnellement utilisée dans certaines régions d'Afrique Noire par des sorciers et guérisseurs locaux. Au Gabon, elle est associée à la religion Bwiti et ses impressionnantes cérémonies liées au culte des ancêtres. L'ingestion d'une mixture à base d'iboga permettrait d'entrer en contact avec leur propre esprit. Selon certains chercheurs et d'anciens pharmacodépendants, elle aurait, par ailleurs, la particularité de guérir les addictions aux drogues telles que l'héroïne, la cocaïne, mais aussi l'alcool et les anxiolytiques. Dans un cadre rituel approprié, elle permettrait également une forme de psychothérapie intensive et radicale. Mais cette plante n’est pas sans dangers et demande une certaine maitrise du prescripteur : en France dernièrement 2 personnes sont mortes lors d’une utilisation sans encadrement de qualité.

 Iboga et rituel de l’esprit

L’iboga est cultivé dans les forêts d’Afrique centrale, particulièrement au Gabon, où il est classé patrimoine national. Sa racine est traditionnellement utilisée dans le cadre du culte bwiti, un rite initiatique hérité des pygmées et qui marque le passage à l’âge adulte. Une période de récupération est ensuite indispensable. La cérémonie laisse toujours les participants exténués.

Tous ceux qui ont tenté l'iboga déconseillent très vivement de tenter cette expérience sans un médecin ou un chamane qualifié. L'iboga est un redoutable hallucinogène. Il s'agit d'une philosophie basée sur une expérience ponctuelle bouleversante, parfois d'une violence inouïe... Après avoir consommé la plante, le postulant se retrouve peu à peu plongé dans des dimensions inconnues de sa conscience. Selon des spécialistes du Bwiti, « l'iboga proposerait une voie de responsabilisation » pouvant permettre à certains de retrouver une « dignité originelle » en plongeant dans l'inconscient et les méandres de la psyché avant de renaître. Une expérience spirituelle intense qui pourrait, dans certains cas, permettre à l'individu d'en finir avec ses démons et d'affronter la vie en se forgeant de nouvelles armes. Le danger est réel pour un petit européen.

 

Iboga et lutte contre la dépendance aux drogues

L'un des principes actifs de l'iboga, l'ibogaïne, fut le principal constituant du Lambarene®, un médicament (retiré du marché en 1966) dont Albert Schweitzer et Haroun Tazieff se servaient à faible dose pour combattre la fatigue. Dès les années 50, des chercheurs s'intéressent à cet alcaloïde qui potentialise les effets analgésiques de la morphine. En 1962, un groupe de jeunes héroïnomanes teste l'iboga, sur la suggestion de collaborateurs de Timothy Leary qui cherchent des remèdes contre la dépendance à l'héroïne. Cinq ne retouchent pas à l'héroïne durant plusieurs jour : c’est le début de la légende du médicament miracle.

 

Durant les années 80, un groupe d’activistes, réussissent à mobiliser des laboratoires, des mécènes... et Act Up. Des programmes expérimentaux ouvrent aux Caraïbes et aux Pays-Bas. Le succès est mitigé. Dans le monde, malgré le manque de tests positifs, 18 dépôts de brevets d'exploitation pharmaceutiques sont en cours de validation sur l'iboga. Il est étudié depuis 1905 en France afin de déterminer si les bénéfices sont réels et dans quels cas.

En cas de dépendance opiacée, l'iboga ne soulage absolument pas le manque. Prise dans un cadre rituel, la plante peut parfois provoquer une forte secousse psychique, une prise de conscience, parfois d'une redoutable violence, qui peut permettre de trouver les ressources internes pour surmonter l'envie de drogue. Puis, peu à peu, aider à résoudre les problèmes de dépendance, dans le cadre d'un processus de maturation. Selon les promoteurs  de l'ibogaïne, l’iboga  serait en fait plus adaptée pour résoudre les problèmes de comportements additifs comme les dépendances au jeu, au sexe, voire aux stimulants comme la cocaïne.

 

Les stages chamaniques qui fleurissent en France, en Amazonie ou encore en Afrique doivent  éveiller l’attention car entre les risques pour la santé, l’impact fort psychologique et la manipulation possible par un chamane sectaire … il convient de mesurer le risque et il m’est d’avis de laisser aux africains ce qu’ils maitrisent sans vouloir absolument se l’approprier.

Jeudi 16 avril 2009
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A partir de Michèle Marine à Libreville, nous prenons un bateau à moteur.
Nous nous attendons à ce que comme toujours on nous demande d'être présent à 8h30 pour un départ supposé 9h00 et la navette n'est mise à l'eau que vers 9h30-45 lorsqu'il y a suffisamment de monde en attente.
Et oui, dans ce pays le client est à disposition du voyagiste : si trop peu de clients attendent le voyage en bateau ou en avion est annulé. Voire si un bateau/avion à le choix entre un groupe de 10 personne dans une direction et un autre groupe de 45 personne vers une autre destination il laissera tomber le plus petit groupement au profit du gros ;-)
 
Première bonne surprise : lorsqu'on réserve directement auprès de Wingombe Village tel 05 30 74 04 une navette spécifique est prévue, et la ponctualité est leur impératif!

Partis en mer, nous dépassons la Pointe Denis tant privilégiée par les militaires en famille te les Libanais aux quad et jetski.
Au bout d'une heure de bateau à vitesse, nous approchons la savane et la forêts du parc national de Pongara, par la plage.
Wingombe Village se révèle à nous, comme un bijou dans un écrin de verdure. Tout est pensé, ici, pour respecter au mieux la nature. Les bungalow sont peu nombreux et construits à partir des billes de bois échouées sur la plage, recyclées. Ces petites maisons sur pilottis sont suffisémment éloignées les unes des autres pour que chacun ait son intimité.


De petites bandes de sable sont accessibles par des passerelles.

Nous avons même une pirogue en bois à disposition pour naviguer à travers la mangrove à des ilôts de plage encore plus isolés.


Le sable est fin et agréable, la plage n'a aucune pollution (rare au gabon) et l'océan transparent permet de voir le fond en jouant des vagues.




Une grande balade de trecking en nature est possible avec un guide, comme souvent en comptez pas croiser d'éléphant qui pose pour l aphoto ni de léopard en sieste sur un rocher ;-)) Les balades matinales proposés quelquesoit le site ets l'occasion de se dépasser avec des passages difficiles dans des maraicages, des pontons de bois improvisés, des zones de jungle o* il ets necessaire de taillader au coupecoupe son chemin. Une bonne occasion d'apprendre beaucoup sur les ressources médicinales de la jungle, sur les essences d'arbres typiques, de croiser des fourmis géantes magnan et d'appercevoir des groupes de singes voltigeurs ultra rapides.


L'équipe est extrêmement sympathique et serviable. Chacun est aux petits soins.

Le soir, à une autre saison vous pourrez voir la ponte des tortues luth sur les plages.


Lundi 6 avril 2009
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La France passe à l'heure d'été, ici sur l'équateur la vie ne change pas et l'été présent depuis longtemps.



Certaines rencontres sont malvenues ...

cependant le quotidien laisserai rêveur tout métropolitain dans son métro du matin.
 


Et que dire des "pauses du midi" loin de la cafet d'entreprise ;))



Mardi 31 mars 2009
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Bientôt je vais retrouver la musique nocturne du Gabon,  entêtante et ennivrante. J'ai souvenir  d'avoir été étonné les premières nuits avant qu'elle ne me berce. Il faut dire que les chants durent jusqu'au petit matin. Pour un européen ça surprend.
Je vais également retrouver Cissé, Mélanie, Stella et les autres...

Samedi 7 février 2009
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De belles photos prises lors d'un long vol au dessus de Paris, des Pyrénées, du Sahara, le fleuve Niger ...

http://oyas.over-blog.com/article-24497920.html


Vendredi 7 novembre 2008
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Les chutes de Kongou, principal atout du parc national de l'Ivindo candidat au patrimoine mondial de l'humanité, sont aujourd'hui condamnées à disparaître à cause des aménagements relatifs au projet Chinois "Belinga" pour l'exploitation d'une des plus grandes réserves de fer inexploitée du monde. Pour alimenter la mine et les infrastructures d'extraction et d'acheminement du minerai, les exploitants chinois ont prévu la construction d'un barrage hydroélectrique sur le site.Les Chinois ont également prévu d'endommager la côte avec la construction d'un port en eau profonde à Santa-Clara, au nord de Libreville.


Ce barrage va faire disparaître un site naturel exceptionnel. Il va supprimer une possibilité importante de faire de l'écotourisme. Il va détruire un écosystème dont dépendent de nombreux villages vivant du fleuve. Il va sans doute provoquer un exode rural. Peu importe, le pays semble bradé à la Chine dans l'unique objectif de se faire de l'agent aujourd'hui en pensant que demain de toute manière nous ne serons plus vivants.

Sources : afriquecentrale.info     gaboneco.com   interet-general.info      
Lundi 6 octobre 2008
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 Si vous tombez malade, vous trouverez sur les murs de maison ou les arbres des annonces pour tous vos maux.  Digne de certains reportages télé sur la campagne en France.
 MASCULINITE DE LUXE (A20635)
Guérit impuissance/ précocité/
faiblesse/ fatigue masculine.
Vous voulez devenir (ou redevenir)
un très bon mâle. (Démarrage et
reprise faciles, érection avec envol,
bonne résistance à l'éjac.,
retour d'appétit sexuel, etc...)
En quelques jours, faites-vous offrir
définitivement une très bonne virilité
par les plantes de chez-nous avec
ou sans amélioration du diamètre.
Malux: 07.XX.XX.XX
Un produit de notre forêt vierge.
 Une des annonces du journal L'Union
     
Jeudi 2 octobre 2008
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Libreville est pleine de contrastes.

L'axe maritime nous montre de grands immeubles d'affaire, des mini résidences ou chaque occuppat possède un étage entier de 400 m2, des magasins de HiFi et de meubles superbes. Le bord de mer fait penser à Miami avec ses grands palmiers sur l'océan, sa route rénovée et les batiments présidentiels.  Les 4x4 défilent, même si dernièrement ils laissent la place aux Hummer, devenu bien plus "tendance".
Dès qu'on s'éloigne du secteur présidentiel, les routes défoncées, en terre et sable, nous donnent droit à des scènes qui laissent perplexe. Les fexu tricolores sont simplement là pour décorer, le sens des priorité en voiture est inéxistant. Ca se faufile de partout, à contresens ou dans le bon sens.
Les taxi pilent en pleine allure dès qu'ils voient un client. Sans prévenir. Sur place, là où ils se trouvent.
Des véhicules du cyber expace circulent : sans fenêtre, avec quelques portières en moins, mais équipé d'un néon de lumière noire ou encore doté d'une sirène NYPD.
Tout le long des routes, en en particuliers aux intersections, des jeunes vendent ce qu'ils ont : ceintures amincissantes, miroirs, ceintres, porte manteau, T-shirt publicitaires et évidemment les fameuses cartes de crédit temps pour téléphonne.
Le soir nous trouvons des femmes qui vendent le poisson pêché par les hommes en journée en bord de mer ou dans la mangrove. Bien frais et délicieux en sauce nyemboué ou en brochette BBQ.



 Lorsque la nuit est bien sombre à 18h30, sortent de partout les marchands de Kai Kai un alcool de palme bien rude, et les marchands de "chanvre" (nom général pour la fumette) et autre "iboga" une racine d'arbre hallucinogène local.


Libreville est également une ville de plaisirs culinaires.
La cuisine (brochettes de boeuf, de porc, de poulet et poisson) y est souvent grillée au brasero du coin de rue, parfois en sauce aux épices (sorte de ragout) mais sans piment ni épice forte.
Le poisson y est frais et aussi bien le baraccuda que le rouge sont appréciables.

Nous nous posons chez Mélanie, une locale absolument sympathique et accueillante, pour une régab (=bière).
Le soir nous nous délecterons de délicieuses langoustes, de toute taille, servies à volonté dans el restaurant "Marie qui fait chaud", cèlébre ici.


Un pays qui ouvre les esprits, choque les attendus et ainsi fait progresser celui qui le visite. Tout comme ce doit être le cas pour un Africain qui  viendrait en Europe. Voyager est Magique.

Mardi 30 septembre 2008
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"Hommes comme femmes, jeunes comme moins jeunes, s’adonnent au maraboutage pour garder ou pour trouver l’âme sœur. Entretenir l’être aimé en usant de créativité, un vieux souvenir ! Ils sont de plus en plus nombreux aujourd’hui à fréquenter le «nganga» du quartier ou, les derniers pygmées capable de leur apporter à moindre coût, l’amour par les feuilles."
"A Libreville au Gabon, trouver son «blanc» ou mettre dans la bouteille celle qui depuis un moment vous fait passer des nuits blanches par passion, est devenu un rituel incontournable chez les populations de tout âge et de toutes conditions. Si on ne le fait pas, on n’est pas normal !
Ceux qui le font, y vont chercher le bonheur amoureux ou du moins, tente de le trouver. Tout est bon pour y arriver ; les plantes, les mixtures à base de matières fécales humaines ou animales, pièces de monnaie et autres. Parfois, lorsqu’on a trouvé bonheur, on s’y rend pour garder et conserver l’autre dans cet état de dépendance dans lequel on l’aura mis."
"Les techniques pour y parvenir sont multiples : cela va des bonnes vieilles recettes grand-mères à base d’aphrodisiaques, aux mixtures les plus infâmes (liquide séminale, sang des menstruations, intrusion de substances illicites dans le vagin etc…), tout cela au détriment de celui ou celle que l’on prétend aimer."
"l’homme (être humain de sexe masculin) étant vénale, reviendra toujours chez la femme avec laquelle il aura éprouvé un plaisir d’une intensité sortant de l’ordinaire même, sans avoir de réels sentiments pour elle"
"Le malheur, est que certains esprits dits «faibles» réagissent parfois très mal. Cela se traduit par des maladies ou carrément par des décès. L’amour par le fétiche, une pratique qui bien malheureusement se perpétue de génération en génération. De nos jours, certaines mères vont même jusqu’à obliger leurs filles à pratiquer pour trouver mari. Quoi de mieux quand on aime ? Un homme ou une femme consentant ou un zombie prêt à tout pour vous faire plaisir ? Le résultat n’est certainement pas le même !"


Publié le 24-09-2008    Source : Gaboneco.com     Auteur : Gaboneco.com
http://www.gaboneco.com/show_article.php?IDActu=10153 
Mercredi 24 septembre 2008
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En voiture sur les routes de terre, pleines de trous, nous regardons les bords de route à la recherche de petites boutiques où trouver des fruits, des œufs, du charbon et du bois. Evidemment nous pourrions aller au Géant Casino pousser un caddie. Libreville est moderne et riche.  Cependant le charme d’un achat sur un étal de bord de route et la qualité gustative des fruits et légumes nous ont convaincus de privilégier ce commerce de proximité.


Les fruits sont disposés en petites mottes de 4 ou 5 fruits, de belles pyramides classées par maturité. Là on peut y trouver les fabuleux ananas de brousse, tout petits et succulents. Le svendeuses sont adorables!

 

Il nous reste à prendre du bois pour le BBQ. Sur le bord nous nous arrêtons près d’un amas de fagots de bois avec le prix affiché de 1 000 FCFA c'est-à-dire  1,5€. Bien à l’abris sous les manguiers abondant de mini mangues sauvages. Superbes odeurs. Au fond on peut apercevoir une maisonnette de bois ajourée. Des enfants jouent devant. Personne ne bouge pour nous vendre des fagots de bois.

On s’avance vers la maisonnette, une fillette se met à hurler d’une voix forte surprenante des « manmannnnnnnnnnnnnnn » dignes d’une Céline Dion !! Elle tambourine la maison, rien ne frémit. Puis au bout de 10-15 minutes à rire devant le spectacle, une femme complètement bourrée (le fameux Kaï Kaï ) sort péniblement de là. Elle n’a pas la force de se déplacer jusqu’ au tas de bois et se contente de nous prendre 1 000 FCFA puis de repartir à l’intérieur. Amusante anecdote, loin de moi la moquerie. Plutot un souvenir innatendu.

Nous voici prêts pour un bon BBQ avec en dessert la salade de fruits équatoriaux.

Lundi 22 septembre 2008
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De retour au Gabon pour 3 semaines de repos et d'aventures, la valise contenant un beau melon bien mur pour mon hôte et des thés verts parfumés pour l'ami qui m'avait fait découvrir l'authentique thé à la marocaine en Mars dernier.



 
Samedi 13 septembre 2008
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J’ai deux grands souvenirs humains positifs de ce séjour à Libreville.

Le premier est l’invitation spontanée à partager un thé vert à la menthe par un local. J’ai eu droit à un apprentissage complet ainsi que quelques phrases échangées, sans attente, un don pur.

 


Le second souvenir est la sortie de cette ville trop riche et clinquante, lorsqu’on croise le premier village les gens sont heureux. On nous salue de la main sur notre route, on nous sourit. Enfin un sourire sur de magnifiques visages.


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Jeudi 1 mai 2008
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Ce parc national de plus de mille cinq cents kilomètres carrés offre un incroyable mélange de lagunes, de savanes et de forêts venant caresser l'océan. Ce territoire, très peu peuplé, cache cent kilomètres des plus belles plages vierges de l'Ouest africain. Il abrite une véritable arche de Noé : gorilles, chimpanzés, éléphants, hippopotames, tortues de mer, buffles, crocodiles, baleines, multitude d'oiseaux... Bref « l'un des endroits les plus intacts de la planète », comme le décrit la National Geographic Society.


Aux abords des rivières irriguant la lagune, les mangroves à l'architecture tentaculaire sont le royaume des crocodiles du Nil et autres faux-gavials, dont les yeux brillants comme des phares dans la nuit trahissent la présence. Il faut fendre les eaux noires pendant près de trois heures pour atteindre l’extrémité du bandeau de sable entre lagune et Océan où les éléphants viennent au coucher du soleil. Lors d’une balade en pirogue nous voyons une mère éléphant et son petit traverser devant nous d’un ilot jusque la rive en face. Nous les photographions en nous approchant, avant d’accoster pour les suivre, le vent à contresens pour ne pas se faire repérer. L’éléphant ne voit pas en face de lui, uniquement de côté cependant son odorat est son meilleur allié.  Nous sommes dans un parc où ces animaux sont encore sauvages, peu habitués aux hommes, ce qui permet de s'en approcher à 5 mètres. 


Nous aurons nombreuses occasions de suivre les troupeaux d’éléphants, animaux de contraste entre leur poids gigantesque et leur silence absolu en déplacement. Allant jusqu’à rester immobiles près d’eux, à contrevent. Vivant là 10 minutes semblant hors du temps qui défile, bonheur pure. 

Lorsqu'on pense au projet africain de classer les éléphants en catégorie 2" ce qui signifie permettre d ereprendre la chasse aux éléphants, simplement parceque certains veulent spéculer sur l'ivoire lorsque le pétrole sera épuisé!!



Mardi 15 avril 2008
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Libreville et sa population n’ont rien d’Africain. Vous ne verrez ici rien de ce à quoi vous vous attendez si vous connaissez des récits du Mali, du Sénégal ou de Côte d’Ivoire. Que ce soit par les buildings massifs qui bordent le rivage, les gros 4x4 et la flopée de Hummer aux mains des Gabonais, que ce soit par les rapports humains en permanence intéressés.


 Le Casino de la ville est un bon exemple de situations.  Le groom fait des remarques quand à nos mollets à l’air lorsque nous (blancs) voulons entrer alors que nous sommes habitués du lieu et surtout que les locaux passent en toute tenue sans souci. Une fois à l’intérieur le Casino se divise en deux zones : les tables de jeux et les machines à sous. Deux tables de jeux sont réservées aux Gabonais, une table est pour les Chinois et une pour les Libanais. Nous ne sommes pas les bienvenus, même en étant en bon rapport avec certains employés.  Nous ne sommes que des blancs, certes militaires expatriés donc riches selon leur point de vue, mais blancs. Ici on ne se mélange pas, tout comme en ville on ne mélange pas les races, tout comme un blanc est mal vu, montré du doigt et sujet à phrases peu courtoises au marché.

Un soir les tables étant quasiment vides nous avons eu accès au jeu de boule (roulette), pensant faire une partie avec le libanais là et un chinois.  Nous nous sommes dès le premier tour retrouvé juste entre nous, les deux autres ayant chacun changé de table. La croupière fait la gueule, croise les bras et souffle. Nous persistons, l’envie de s’amuser reste là. Peu importe les autres.  La croupière baille et ne lance pas la boule, elle montre des signes de lassitude pour nous faire partir. Nous devons lui demander de lancer la boule, ce à quoi elle répond que nous avons joué une si petite somme qu’elle attendait de vrai joueurs. Malheureusement pour elle notre numéro sort gagnant te nous empochons une belle sommes, elle rouspète dans sa langue, appelle une collègue pour lui dire son malheur. Elle nous regarde méchamment avant, enfin !, de nous donner notre dû.

 


Nous retournons à notre espace favori : les machines à sous. Etonnamment ce casino n n’aime pas voir nos mollets mais n’est pas dérangé par les alpagueuses et putes qui y circulent. A peine devant une machine, on viendra converser avec vous. La fille se souvenant précisément que vous êtes le militaire (vous êtes blanc donc automatiquement militaire selon elle) qui a gagné il y à 2 semaines 2 500 000 FCFA sur telle machine précise. Mémoire déroutante de la fille. Souvenez vous, la fille vous avait porté chance ce jour là … LOL

Aujourd’hui elle veut vous aider (comme elle est pure et gentille), elle prend dans vos pièces et commence à les introduire dans la machine, mettant une partie dans sa poche. Elle vous caresse le genou pour vous distraire. Si vous gagnez, même une petite somme, vous êtes foutu. Elle vous suivra partout dans le casino, insistante, et jusque là voiture. Si vous l’écartez elle vous lancera « Tu n’aimes pas les nègres, les Français vous êtes racistes, chez vous quand on est noir on peut pas marcher sur les Champs Elysées » ou encore elle pourra gueuler de manière à faire un mini scandale éphémère « le blanc a pris ma machine, j avais des pièces dedans ». Dépaysant comportement auquel je rétorquerai que j’ai un bon rapport avec les noirs mais que simplement je n’aime pas les putes…

Les notables locaux ont un droit particulier au Casino, en effet lorsqu’ils arrivent ils réservent une rangée entière de machine et on vous demande aimablement si vous pouvez vous écarter sur d’autres machines. Money, Money, Money et jouissance d’avoir du pouvoir.



Samedi 12 avril 2008
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