Voir les 2 commentaires - Publié dans : Libreville Gabon
L'iboga est une plante psychotrope très puissante, traditionnellement utilisée dans certaines régions d'Afrique Noire par des sorciers et guérisseurs locaux. Au Gabon, elle est associée à la religion Bwiti et ses impressionnantes cérémonies liées au culte des ancêtres. L'ingestion d'une mixture à base d'iboga permettrait d'entrer en contact avec leur propre esprit. Selon certains chercheurs et d'anciens pharmacodépendants, elle aurait, par ailleurs, la particularité de guérir les addictions aux drogues telles que l'héroïne, la cocaïne, mais aussi l'alcool et les anxiolytiques. Dans un cadre rituel approprié, elle permettrait également une forme de psychothérapie intensive et radicale. Mais cette plante n’est pas sans dangers et demande une certaine maitrise du prescripteur : en France dernièrement 2 personnes sont mortes lors d’une utilisation sans encadrement de qualité.
Iboga et rituel de l’esprit
L’iboga est cultivé dans les forêts d’Afrique centrale, particulièrement au Gabon, où il est classé patrimoine national. Sa racine est traditionnellement utilisée dans le cadre du culte bwiti, un rite initiatique hérité des pygmées et qui marque le passage à l’âge adulte. Une période de récupération est ensuite indispensable. La cérémonie laisse toujours les participants exténués.
Tous ceux qui ont tenté l'iboga déconseillent très vivement de tenter cette expérience sans un médecin ou un chamane qualifié. L'iboga est un redoutable hallucinogène. Il s'agit d'une philosophie basée sur une expérience ponctuelle bouleversante, parfois d'une violence inouïe... Après avoir consommé la plante, le postulant se retrouve peu à peu plongé dans des dimensions inconnues de sa conscience. Selon des spécialistes du Bwiti, « l'iboga proposerait une voie de responsabilisation » pouvant permettre à certains de retrouver une « dignité originelle » en plongeant dans l'inconscient et les méandres de la psyché avant de renaître. Une expérience spirituelle intense qui pourrait, dans certains cas, permettre à l'individu d'en finir avec ses démons et d'affronter la vie en se forgeant de nouvelles armes. Le danger est réel pour un petit européen.
Iboga et lutte contre la dépendance aux drogues
L'un des principes actifs de l'iboga, l'ibogaïne, fut le principal constituant du Lambarene®, un médicament (retiré du marché en 1966) dont Albert Schweitzer et Haroun Tazieff se servaient à faible dose pour combattre la fatigue. Dès les années 50, des chercheurs s'intéressent à cet alcaloïde qui potentialise les effets analgésiques de la morphine. En 1962, un groupe de jeunes héroïnomanes teste l'iboga, sur la suggestion de collaborateurs de Timothy Leary qui cherchent des remèdes contre la dépendance à l'héroïne. Cinq ne retouchent pas à l'héroïne durant plusieurs jour : c’est le début de la légende du médicament miracle.
Durant les années 80, un groupe d’activistes, réussissent à mobiliser des laboratoires, des mécènes... et Act Up. Des programmes expérimentaux ouvrent aux Caraïbes et aux Pays-Bas. Le succès est mitigé. Dans le monde, malgré le manque de tests positifs, 18 dépôts de brevets d'exploitation pharmaceutiques sont en cours de validation sur l'iboga. Il est étudié depuis 1905 en France afin de déterminer si les bénéfices sont réels et dans quels cas.
En cas de dépendance opiacée, l'iboga ne soulage absolument pas le manque. Prise dans un cadre rituel, la plante peut parfois provoquer une forte secousse psychique, une prise de conscience, parfois d'une redoutable violence, qui peut permettre de trouver les ressources internes pour surmonter l'envie de drogue. Puis, peu à peu, aider à résoudre les problèmes de dépendance, dans le cadre d'un processus de maturation. Selon les promoteurs de l'ibogaïne, l’iboga serait en fait plus adaptée pour résoudre les problèmes de comportements additifs comme les dépendances au jeu, au sexe, voire aux stimulants comme la cocaïne.
Les stages chamaniques qui fleurissent en France, en Amazonie ou encore en Afrique doivent éveiller l’attention car entre les risques pour la santé, l’impact fort psychologique et la manipulation possible par un chamane sectaire … il convient de mesurer le risque et il m’est d’avis de laisser aux africains ce qu’ils maitrisent sans vouloir absolument se l’approprier.
Les chutes de Kongou, principal atout du
parc national de l'Ivindo candidat au patrimoine mondial de l'humanité, sont aujourd'hui condamnées à disparaître à cause des aménagements relatifs au projet Chinois "Belinga" pour l'exploitation
d'une des plus grandes réserves de fer inexploitée du monde. Pour alimenter la mine et les infrastructures d'extraction et d'acheminement du minerai, les exploitants chinois ont prévu la
construction d'un barrage hydroélectrique sur le site.Les Chinois ont également prévu d'endommager la côte avec la construction d'un port en eau profonde à Santa-Clara, au nord de
Libreville.
En voiture sur les routes de terre, pleines de trous, nous regardons les bords de route à la recherche de
petites boutiques où trouver des fruits, des œufs, du charbon et du bois. Evidemment nous pourrions aller au Géant Casino pousser un caddie. Libreville est moderne et riche. Cependant le
charme d’un achat sur un étal de bord de route et la qualité gustative des fruits et légumes nous ont convaincus de privilégier ce commerce de proximité.
Les fruits sont disposés en petites mottes de 4 ou 5 fruits, de belles pyramides classées par maturité. Là on peut y trouver les fabuleux ananas de brousse, tout petits et succulents. Le
svendeuses sont adorables!
Il nous reste à prendre du bois pour le BBQ. Sur le bord nous nous arrêtons près d’un amas de fagots de bois
avec le prix affiché de 1 000 FCFA c'est-à-dire 1,5€. Bien à l’abris sous les manguiers abondant de mini mangues sauvages. Superbes odeurs. Au fond on peut apercevoir une maisonnette
de bois ajourée. Des enfants jouent devant. Personne ne bouge pour nous vendre des fagots de bois.
On s’avance vers la maisonnette, une fillette se met à hurler d’une voix forte surprenante des « manmannnnnnnnnnnnnnn » dignes d’une Céline
Dion !! Elle tambourine la maison, rien ne frémit. Puis au bout de 10-15 minutes à rire devant le spectacle, une femme complètement bourrée (le fameux Kaï Kaï ) sort péniblement de là. Elle
n’a pas la force de se déplacer jusqu’ au tas de bois et se contente de nous prendre 1 000 FCFA puis de repartir à l’intérieur. Amusante anecdote, loin de moi la moquerie. Plutot un souvenir
innatendu.
Nous voici prêts pour un bon BBQ avec en dessert la salade de fruits équatoriaux.
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De retour au Gabon pour 3 semaines de repos et d'aventures, la valise contenant un beau melon bien mur pour mon hôte et des thés verts parfumés pour l'ami qui m'avait fait découvrir
l'authentique thé à la marocaine en Mars dernier.![]() |
J’ai deux grands souvenirs humains positifs de ce séjour à Libreville.
Le premier est l’invitation spontanée à partager un thé vert à la menthe par un local. J’ai eu droit à un apprentissage complet ainsi que quelques phrases échangées, sans attente, un don pur.
Le second souvenir est la sortie de cette ville trop riche et clinquante, lorsqu’on croise le premier village les gens sont heureux. On nous salue de la main sur notre route, on nous sourit. Enfin un sourire sur de magnifiques visages.
Ce parc national de plus de mille cinq cents kilomètres carrés offre un incroyable mélange de lagunes, de savanes et de forêts venant caresser l'océan. Ce territoire, très peu peuplé, cache cent kilomètres des plus belles plages vierges de l'Ouest africain. Il abrite une véritable arche de Noé : gorilles, chimpanzés, éléphants, hippopotames, tortues de mer, buffles, crocodiles, baleines, multitude d'oiseaux... Bref « l'un des endroits les plus intacts de la planète », comme le décrit la National Geographic Society.
Aux abords des rivières irriguant la lagune, les mangroves à l'architecture tentaculaire sont le royaume des crocodiles du Nil et autres faux-gavials, dont les yeux brillants comme des phares dans la nuit trahissent la présence. Il faut fendre les eaux noires pendant près de trois heures pour atteindre l’extrémité du bandeau de sable entre lagune et Océan où les éléphants viennent au coucher du soleil. Lors d’une balade en pirogue nous voyons une mère éléphant et son petit traverser devant nous d’un ilot jusque la rive en face. Nous les photographions en nous approchant, avant d’accoster pour les suivre, le vent à contresens pour ne pas se faire repérer. L’éléphant ne voit pas en face de lui, uniquement de côté cependant son odorat est son meilleur allié. Nous sommes dans un parc où ces animaux sont encore sauvages, peu habitués aux hommes, ce qui permet de s'en approcher à 5 mètres.
Nous aurons nombreuses occasions de suivre les troupeaux d’éléphants, animaux de contraste entre leur poids gigantesque et leur silence absolu en déplacement. Allant jusqu’à rester immobiles près d’eux, à contrevent. Vivant là 10 minutes semblant hors du temps qui défile, bonheur pure.
Lorsqu'on
pense au projet africain de classer les éléphants en catégorie 2" ce qui signifie permettre d ereprendre la chasse aux éléphants, simplement parceque certains veulent spéculer sur l'ivoire
lorsque le pétrole sera épuisé!!
Un soir les tables étant quasiment vides nous avons eu accès au jeu de boule (roulette), pensant faire une partie avec le libanais là et un
chinois. Nous nous sommes dès le premier tour retrouvé juste entre nous, les deux autres ayant chacun changé de table. La croupière fait la gueule,
croise les bras et souffle. Nous persistons, l’envie de s’amuser reste là. Peu importe les autres. La croupière baille et ne lance pas la boule, elle
montre des signes de lassitude pour nous faire partir. Nous devons lui demander de lancer la boule, ce à quoi elle répond que nous avons joué une si petite somme qu’elle attendait de vrai
joueurs. Malheureusement pour elle notre numéro sort gagnant te nous empochons une belle sommes, elle rouspète dans sa langue, appelle une collègue pour lui dire son malheur. Elle nous regarde
méchamment avant, enfin !, de nous donner notre dû.
Aujourd’hui elle veut vous aider (comme elle est pure et gentille), elle prend dans vos pièces et commence à les introduire dans la machine, mettant une partie dans sa poche. Elle vous caresse le genou pour vous distraire. Si vous gagnez, même une petite somme, vous êtes foutu. Elle vous suivra partout dans le casino, insistante, et jusque là voiture. Si vous l’écartez elle vous lancera « Tu n’aimes pas les nègres, les Français vous êtes racistes, chez vous quand on est noir on peut pas marcher sur les Champs Elysées » ou encore elle pourra gueuler de manière à faire un mini scandale éphémère « le blanc a pris ma machine, j avais des pièces dedans ». Dépaysant comportement auquel je rétorquerai que j’ai un bon rapport avec les noirs mais que simplement je n’aime pas les putes…
Les notables locaux ont un droit particulier au Casino, en effet lorsqu’ils arrivent ils réservent une rangée entière de machine et on vous demande aimablement si vous pouvez vous écarter sur d’autres machines. Money, Money, Money et jouissance d’avoir du pouvoir.
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