Si le marketing développé en cours d’exploitation du disque s’avère quelque peu discutable (vente de l’album par le biais de téléphones portables, multiplication de supports physiques sans grand intérêt), Point de Suture, dernier opus de Mylène Farmer, n’en constitue, malgré tout, pas moins qu’un des meilleurs crus de l’année 2008. De par notamment un concept complexe et abouti, alternant sans pudeur entre diverses sonorités. Comme à ses débuts, mais de manière beaucoup moins alambiquée, la chanteuse y laissant également transpirer dans ses textes des références à certains écrivains (Chateaubriand, Baudelaire, Flaubert, Cioran, Céline, La Fontaine, Paul Celan), apportant une nouvelle alternative au sens global des paroles, riches de leurs asyndètes et de leur symbolique.
Point de Suture continue donc son chemin à travers la mise en image de Si j’avais au moins… , ballade désenchantée, troisième single commercialisé faisant suite aux deux succès Dégénération (premier simple aux tendances électro déstructurée) et Appelle mon numéro (hymne efficace et faussement plus guilleret, sans lien avec le reste mais plus grand public).



Lundi 16 février 2009 1 16 /02 /2009 21:29
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