A Dakar, le terme wolof le plus courant pour désigner les homosexuels masculins est
"gor jigeen" qui signifie littéralement "homme-femme". Mais il est vécu (et donc probablement utilisé) comme une injure par les hommes concernés, qui lui préfèrent l’emploi de deux autres
termes renvoyant à des catégories socialement définies : "ibbi" et "yoos". Le premier désigne les hommes qui présentent des attributs féminins, et qui peuvent bénéficier dans
différents milieux d’un statut respecté voire valorisé. Le second qualifie le partenaire actif lors d’un rapport sexuel ; il est d’apparence plus masculine et ne se considère généralement pas comme
homosexuel. Mais comme le soulignent les auteurs, il s’agit là davantage d’identités et de statuts sociaux que de rôles sexuels effectifs. Des sous-catégories existent également.
Les formes relationnelles de la sexualité entre hommes sont très diverses, et finalement comparables à celles que l’on observe dans les pays occidentaux ; ont notamment été déclarés : monogamie,
couple ouvert, multipartenariat.
Par ailleurs, la grande majorité des hommes interrogés ont des relations sexuelles avec des femmes : 88% déclarent avoir déjà eu un rapport de pénétration vaginale, tandis qu’environ 20% disent
avoir pratiqué la pénétration anale avec une femme.
Les faits remontent au début du mois de décembre dernier à Mbao, dans la banlieue de Dakar. Sur dénonciation anonyme, la police avait fait une descente dans une maison privée où
un dîner était organisé.
Neuf Sénégalais ont été condamnés à huit ans de prison par le tribunal de Dakar pour homosexualité. Les neuf
prévenus, tous âgés de moins de trente ans, ont comparu mardi pour « acte impudique et contre-nature et association de malfaiteurs » après leur arrestation en décembre à
Mbao, une ville située dans la banlieue de Dakar. Le parquet avait requis une peine de cinq ans de prison.
L'homosexualité est officiellement interdite au Sénégal, pays à 95% musulman, et passible selon le code pénal d'une peine d'un à cinq ans d'emprisonnement. La condamnation pour « association
de malfaiteurs » a dans le cas des neuf homosexuels alourdi la peine : la majorité des neuf condamnés fait partie d'associations de lutte contre le sida dans la communauté homosexuelle.
« C'est la première fois que la justice sénégalaise inflige une peine aussi lourde à l'encontre d'homosexuels », a déclaré à l'AFP Me Issa Diop, un des quatre avocats de la
défense.
Sources RFI et pistes.fr
Publié dans : Expression
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Mercredi 7 janvier 2009
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21:16
Il est de plus en plus inquiétant de voir alors même que nous les gays sommes en passe à être de plus en plus reconnue et à faire valoir nos droits, que des actions homophobes sont de plus en plus perpétrées, certes il y en a toujours eu, mais évidemment nous ne bénéficions pas à l'époque d'une telle médiatisation pour en parler, il y a aussi toujours eu des "réactionnaires" qui ne sont surtout pas pour l'évolution des mœurs, cependant je remarque que la peur de l'homosexualité n'a jamais été aussi au gout du jour, des gens se battent avec conviction pour condamner l'homosexualité, d'avantage dans les pays du moyen orient comme une réponse à la libération en occident bien qu'il reste chez nous une certaine homophobie latente, qui plus est est assistée par notre ami Benoit XVI qui nous a fait par de ses "inquiétudes" sur le sujet...
De toute façon on ne peut pas s'attendre après des centaines d'années de répression à ce que l'homosexualité soit ensuite accueilli à bras ouverts, il faut du temps en espérant seulement que toutes ces réactions homophobes ne nous poussent pas à un retour en arrière(ex de la proposition 8..), j'aimerai voir l'époque où cela ne posera plus aucun problèmes aux jeunes gay de s'assumer ouvertement devant la société.
Zue du Gabon