Ha, ces magnifiques pays du Nord de l’Europe, la pureté des Fjords, les saumons sauvages de Norvège, la conscience écologiste et le souci d’égalité au quotidien qu’on envie aux suédois et Norvégiens…
En norvégien, on les appelle les tyskeungar, les enfants nés de l'union d'un soldat allemand et d'une Norvégienne. La plus célèbre d'entre eux s'appelle Frida Lyndstad, l'une des anciennes chanteuses du groupe de pop suédois Abba.
Au début du siècle la Norvège décide de produire 12 000 nouveaux nés « purs », pour cela ils sélectionnent les soldats Allemands les plus robustes et les femmes Norvégiennes les plus blondes, grandes, belles. Les enfants naissent dans des « Lebensborn », ceux qui ne sont pas « parfaits » sont épurés dans des centres pour enfants malades mentaux, des sanatorium. Ceux qui sont « conformes » sont nourris, entretenus, protégés, ils permettrons au pays de devenir plus fort pour le gouvernement de l’époque.
Les maternités Lebensborn, où les bébés sont choyés, se multiplient en Europe. Notamment en Allemagne et en Norvège, mais aussi au Danemark, aux Pays-Bas, en Belgique et en France - à Lamorlaye, près de Chantilly.
En 1945, à partir d'expériences avec quelques femmes d'Allemands, qui avaient été patientes dans son hôpital pendant la guerre, le psychiatre d’état officiel a étendu ses conclusions à toute la population concernée. Selon ses calculs, environ la moitié des mères d'enfants de la guerre étaient des attardées mentales, explique l'historien Kare Olsen. De plus, il a estimé que les soldats allemands qui s'étaient contentés de femmes débiles devaient eux-mêmes avoir un problème. Sur la base de ses connaissances sur l'hérédité, il en a conclu que plusieurs milliers de ces enfants de la guerre norvégiens devaient être mentalement attardés ! Et que cela constituait un grave problème pour les autorités norvégiennes, qui devaient réagir.
10 000 bébés âgés de 2, 3 ou 4 ans sont privés de parents: leur père a fui en Allemagne, leur mère est soit emprisonnée, soit en fuite elle aussi. Ces enfants cristallisent soudain le sentiment antiallemand et la mauvaise conscience des «collabos». La vengeance sera impitoyable. A la suite de ce rapport d’état, sans examen médical, le 8 Mai 1945 des milliers d’enfants sont massacrés lentement en sanatorium par le gouvernement, d’autres sont jetés à la rue, pour effacer de son histoire ces enfants faits avec les nazis.
Que penser de cet Etat qui s'en est pris sans discernement aux plus faibles qu'il était censé protéger, ses enfants.
Traités en parias leur vie durant, une poignée d'entre eux, tous sexagénaires aujourd'hui, attaquent l'Etat en justice pour «discrimination», «traitements inhumains et dégradants» et «torture». Je trouverai normal qu’ils gagnent.
| Décembre 2008 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | ||||
| 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | ||||
| 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | ||||
| 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | ||||
| 29 | 30 | 31 | ||||||||
|
||||||||||
Commentaires Récents