Des crimes rituels particulièrement horribles endeuillent régulièrement des familles au Gabon. Une association de parents de victimes brise la loi du silence pour mettre fin à l’impunité.
Le corps sans vie d’une jeune fille âgée d’environ 12 ans a été retrouvé mercredi 27 Fevrier, aux abords de la plage du Lycée Léon Mba de Libreville. Et cette semaine d'autres corps ont été
retrouvés près du stade de Libreville.

Ce genre de meurtre se caractérise par le prélèvement de certains organes (sexe, yeux, oreilles) destinés aux fétiches dans le but d’acquérir puissance et pouvoir.
Selon l’ethnologue espagnol Manuel Novoa, auteur de recherches sur le cannibalisme en Guinée Equatoriale, "manger de la chair humaine était une tradition chez les guerriers de l’ethnie Fang qui
habite la Guinée Equatoriale, le Nigeria le Gabon et le Cameroun. Quand ils conquéraient de nouveaux territoires, ces guerriers mangeaient les organes de leurs victimes en vue d’absorber leur
jeunesse et leur vitalité".
L'Ethnie Fang est l'Ethnie soutenue par la France pour accèder aux postes de pouvoir.
Pour l'anthropologue Bernadin Minko Mvé à l’Université Omar Bongo de Libreville, "ce n’est plus un secret pour les Gabonais que ce sont les personnalités politiques et de la haute société qui
recourent à ce genre de pratiques pour se hisser ou se maintenir dans les hautes sphères de l’État ".
Il semblerait qu'on enregistre une recrudescence significative des crimes rituels à l'approche des élections politiques.

Sources :
www.gabonews.ga et
gaboneco.com
Lundi 25 février 2008
2
publié dans :
Libreville Gabon
Retour à la page d'accueil
Commentaires Récents