iLe guide nous prévient : l faut s'attendre à traverser, pieds dans l'eau, les ruisseaux, à enjamber les racines enchevêtrées, à endurer les morsures vigoureuses des fourmis sans être assuré d'apercevoir les singes, dont la présence se résume souvent aux fruits abandonnés au sol.
Après nos 7 kilomètres de marche matinale, un repas et une sieste bien méritée, nous partons chaque après midi sur le bandeau entre le fleuve et l’Océan. Occasion d’une marche avec vue sur un banc de sable de plusieurs dizaines de kilomètres à notre droite et de fourrés verts épais à notre gauche. Ces marches permettent d’avoir la chance d’apercevoir sur le fleuve des échassiers, des khalao et des toucans, des mangoustes parties chasser les crabes mais également des hippopotames en famille jouant au sous-marin dans le fleuve.
En effet les hippo peuvent rester sans respirer sous l’eau 45 minutes et à l’exception d’une rencontre où nous avons vu leur ventre, toutes les autres fois nous nous contentons de leurs petites oreilles surnageant, parfois leur crane ou leur gueule.
Les hippo sont moins grand que ce que j’imaginai, ils sont paisibles et lancent parfois par leurs narines de puissants jets d’eau pour marquer leur territoire si nous nous approchons trop (c’était le cas lorsque nous étions en pirogue).
Vous ne vous en doutiez pas, mais l’hippo est l’animal qui cause le plus de mort humaine en Afrique. Bien plus que les lions et serpents. Simplement parce que ce papa protecteur croque facilement les hommes qui tombent de pirogue non loin de lui, sachant qu’il lui arrive souvent de se soulever lorsqu’une pirogue passe au dessus de lui (invisible) la faisant chavirer.
D'autres animaux croisserons notre chemin ...





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