La Ballade de la féconductrice est un film français réalisé par Laurent Boutonnat et sorti en salles en 1980. Très peu de salles en réalité. Une surprise pourrait naitre en Juin 2011 en rapport
avec ce 1er film du mentor de Mylène Farmer ...

Peut être une sortie en DVD ?
Titre : La Ballade de la féconductrice
Réalisation, scénario, musique et image : Laurent Boutonnat
Montage : Catherine Bornand et Laurent Boutonnat
Création des décors : Thierry Deletraz
Assistant réalisateur : Bruno Briois et Jean-Loup Roy
Technicien du son : Gérard Demeulenaere et Patrick Gibault
Pays : Drapeau : France France
Durée : 75 minutes
Date de sortie en salles en France : 14 mai 1980
Film interdit en salles aux moins de 18 ans
Laurent Boutonnat a 17 ans lorsqu'il tourne le film (octobre 1978 à février 1979), qu'il réalise, produit, monte et dont il compose la musique. Il est également le directeur de la
photographie.
Boutonnat choisit comme acteurs ses camarades de cours et son jeune frère Dominique, alors âgé de 8 ans, pour le rôle de l'enfant épieur.
La Ballade de la féconductrice a couté au total 50 000 francs, apportés par le jeune réalisateur et par Les Films du Marais, la société de production du long-métrage.
Le film est présenté au Marché du film de Cannes pendant le Festival de Cannes 1979 mais est très mal accueilli et sifflé, Boutonnat est conspué. Pour une sortie en salle, La
Ballade de la féconductrice passe devant la commission de contrôle qui lui attribue un visa d'exploitation. La commission voulait complètement l'interdire en raison de quelques scènes, puis le
classer X. Le film a été interdit aux moins de 18 ans et n'est sorti que dans une seule salle.
" En principe, c'est la quête hautement allégorique d'une créature qui sème la mort sur son passage. En fait, c'est un récital de fausses
audaces et de vraies élucubrations. Laurent Boutonnat signe le scénario, la photographie, la musique. Il est aussi le ralisateur et le producteur. Un travail épuisant. Mais le plus dur, c'est
d'être le spectateur."
non-signé
Le Canard Enchainé
le 21 mai 1980
"On tache de ne pas être sérieux quand on a dix huit ans, et reconnaissons que le tout jeune réalisateur de cette promenade fantasmatique entre Paris
et Etretat parvient au moins à ne pas être bavard : son film dure quatre-vingt minutes sans un mot de dialogue.
Cela dit, Laurent Boutonnat fait de la provocation à tout va, son héroïne étant aussi bien portée sur les meurtres que sur le sexe. Un
bébé passe au vide-ordures aussitôt sorti du ventre de sa mère. Un gamin est electrocuté dans son bain, une jeune fille fait l'amour avec un chien et un prêtre châtre deux fidèles à l'aide d'une
paire de ciseaux.
Ce qui donne l'occasion à la censure française, toujours désireuse de manifester sa stupidité, d'interdire aux moins de dix-huit ans un exercice de style de lycéen avancé."
non signé
Le Nouvel Observateur
le 26 mai 1980
" Par tous les pores, voilà un film qui se réclame un spectateur-papa. Soit parce que le (très jeune) réalisateur ne poursuit qu'un but : celui
de provoquer, de scandaliser, de choquer un spectateur présuposément ancré dans un confort bourgeois... Donc un père pantouflard. Soit encore parce que le dit spectateur ne peut voir au fond,
s'il ne se laisse pas prendre au jeu de la révulsion, qu'un très grand et très profond romantisme derrière cet anarchisme absolutiste. Donc un père compréhensif. Soit enfin que face à la patente
immaturité aussi bien technique que formelle (pourquoi étirer tellement en longueur ? Pour répéter trois, quatre, cinq, six fois la même ficelle ?) de la réalisation il ne lui sait qu'une
attitude possible : appuyer, combler les manques, suppléer aux carences dramaturgiques... donc un père bienveillant. Ceci étant, reconnaissons... paternellement... à cet auteur
le mérite d'avoir accouché jusqu'au bout de ses fantasmes d'un ouvrage problématique : il est peut-être maintenant prêt à faire un premier film."
Jean-Louis Cros, La Revue Cinéma hors-série XIV, p. 43.
"
"Comme c'est très correctement filmé, l'accumulation de tant de noirceur finit presque par faire naître, en de brefs moments, une poésie sauvage et désespérée. Mais certains passags sont beaucoup
plus malsains que destructeurs, et le nihilisme blasphématoire de l'ensemble est plutôt dépassé."
Bernard Genin, Télérama, n° 1583, 14 mai 1980.
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