Ce samedi soir, c'était diner avec mon doudou ainsi que ma maman et ma souerette.
Tout en rafinement et bonheur partagé.
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Ce samedi soir, c'était diner avec mon doudou ainsi que ma maman et ma souerette.
Tout en rafinement et bonheur partagé.
Journée de repos qui tombe à pic puisque nez coulant et éternuements face aux clients lundi.
Nuit de fièvre et yeux bouffis. Brumisation d'huiles essentielles en synergie.
Mardi consacré à la longue attente chez le médecin, passage en pharmacie.
Dans le bus je suis à côté d'un ex amant d'un soir, un soir de la période où je sautillait à droite à gauche par cycles. Tiens il part au Mexique.
Retour maison, ménage chez nous ... un plaisir de dire "nous".
Et pour terminer : laverie automatique publique. C'est dingue le nombre d'homos dans mon quartier.
Lundi soir, de retour de mon emploi, je sors du métro.
Serein après une journée agréable. Songeant déjà à mon homme qui me rejoindra chez moi.
Sur le trottoir, approchant de chez moi, j’aperçois un amas de meubles sombres.
Plus je m’approche plus il est clair qu’il s’agit de meubles calcinés et de résidus de vêtements.
L’inquiétude monte encore lorsque je réalise qu’il s’agit bien de mon immeuble.
Les portes d’entrée sont béantes, le couloir habituellement peint de bleu nuit et éclairé est encombré d’une épaisse couche de cendres. Le noir règne. Et l’odeur… une odeur de bois brûlé accompagné d’une sensation de mal être. Les boites aux lettres en métal sont noires et gondolées. De l’appartement sympathique du rez-de-chaussée ne reste qu’un enclos dont la peinture est cloquée, le plafond effondré en partie et où j’aperçoit le verre des fenêtres tantôt explosé tantôt fondu. Je me rend à l’évidence : mon immeuble a flambé en pleine journée.
Je n’ai aucune idée quand à l’état de mon studio au 3eme. Je monte l’escalier encombré de cendres, je passe devant les tapisseries des parties communes calcinées.
Le 1er étage est dans le même état que le Rez-de-chaussée et une banderole « ne pas dépasser cette zone de travail » gît au sol devant l’appartement de ce voisin
Le 2eme étage me laisse voir un conduit de gaines électriques fondu par une chaleur qui devait être intense. Point positif, le plafond est intact.
Je passe ma porte, mon cœur bat fortement. Mon appartement est intact. J’ai eu l’immense chance que l’incendie s’arrête à mi-hauteur de l’étage du dessous. Seule trace : une couche de poussière gris souris sur mon lit encore ouvert du matin et sur les meubles.
J’attends mon homme, nous passons la soirée à nettoyer, soulagés de ne pas avoir perdu nos souvenirs, nos traces de passé et de vécu dans ce drame.
A nouveau une nuit sans sommeil vraiment réparateur.
De longues heures qui défilent et me font virer d’un coin de lit à un autre.
L’oeil se gonfle, les nerfs se tordent. Envie d’hurler à la fenêtre.
La cause ? Je vie dans un immeuble calme avec vue sur cour intérieure.
Idéal pour éviter les bruits de voitures parisiennes.
C’était sans compter sur l’aménagement récent en rez-de-cour d’un groupe de 5 hommes travailleurs aux horaires décalés. Ils vivent à 5 dans un studio où j’ai déjà du mal à vivre à deux faute de place. Appartement calme en journée qui le soir vers 23h lorsque certains d’eux rentrent de travail et d’autres se préparent à y aller se met à grouiller.
Fenêtres ouvertes, les grandes discutions de voix graves mâles montent alors jusque dans les étages, et ceci jusque 3 heure du matin sans complexe.
Malgré un avertissement des autres locataires et propriétaires, ils s’en foutent.
Musique, papotages en langues internationales, fracas et meubles tirés au sol en pleine nuit. Rien ne les perturbe, même pas lorsqu’un voisin leur jette une bouteille de verre par la fenêtre à 2h du mat’. Ils emmerdent royalement le monde et ne se soucient que d’eux même.
Rien à faire, sauf espérer qu’un jour la police acceptera de se déplacer pour constater leurs nuisances et les verbalisera… enfin si évidemment les autorités étaient efficaces et daignaient déplacer leur fessier des bureaux.
Matin à bout de nerf.
Si vous êtes blassés de dégainer les petites capsules colorées de votre Nespresso, voilà de quoi vous renouveler et épater vos invités au moment d'offrir un café ;-)
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