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Mardi 15 avril 2008
publié dans : Libreville Gabon

 

Ce parc national de plus de mille cinq cents kilomètres carrés offre un incroyable mélange de lagunes, de savanes et de forêts venant caresser l'océan. Ce territoire, très peu peuplé, cache cent kilomètres des plus belles plages vierges de l'Ouest africain. Il abrite une véritable arche de Noé : gorilles, chimpanzés, éléphants, hippopotames, tortues de mer, buffles, crocodiles, baleines, multitude d'oiseaux... Bref « l'un des endroits les plus intacts de la planète », comme le décrit la National Geographic Society.


Aux abords des rivières irriguant la lagune, les mangroves à l'architecture tentaculaire sont le royaume des crocodiles du Nil et autres faux-gavials, dont les yeux brillants comme des phares dans la nuit trahissent la présence. Il faut fendre les eaux noires pendant près de trois heures pour atteindre l’extrémité du bandeau de sable entre lagune et Océan où les éléphants viennent au coucher du soleil. Lors d’une balade en pirogue nous voyons une mère éléphant et son petit traverser devant nous d’un ilot jusque la rive en face. Nous les photographions en nous approchant, avant d’accoster pour les suivre, le vent à contresens pour ne pas se faire repérer. L’éléphant ne voit pas en face de lui, uniquement de côté cependant son odorat est son meilleur allié.  Nous sommes dans un parc où ces animaux sont encore sauvages, peu habitués aux hommes, ce qui permet de s'en approcher à 5 mètres. 


Nous aurons nombreuses occasions de suivre les troupeaux d’éléphants, animaux de contraste entre leur poids gigantesque et leur silence absolu en déplacement. Allant jusqu’à rester immobiles près d’eux, à contrevent. Vivant là 10 minutes semblant hors du temps qui défile, bonheur pure. 

Lorsqu'on pense au projet africain de classer les éléphants en catégorie 2" ce qui signifie permettre d ereprendre la chasse aux éléphants, simplement parceque certains veulent spéculer sur l'ivoire lorsque le pétrole sera épuisé!!



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Lundi 14 avril 2008
publié dans : People Impoli
George, vu ce week end esseulé en boite de nuit parsienne, est amoureux. Les choses se concrétisent pour George Clooney et l'ex-serveuse, Sarah Larson. Après quelques mois de relation seulement, le couple semble prêt à passer à l'étape supérieure. Nos deux tourtereaux ont décidé d'emménager ensemble, et la jolie Sarah a donc transféré toutes ses affaires chez Clooney. Et puis, comme toute nana qui se respecte, elle en a profité pour ajouter une touche "girly" pour que leur demeure soit plus accueillante. Une source proche du couple vient de déclarer : "George est comblé à l'idée de vivre avec elle : il est envahi par la solitude depuis la mort de son cochon, Max". Y a pas à dire, une femme, ça remplace bien un cochon ...
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Samedi 12 avril 2008
publié dans : Libreville Gabon

 


Libreville et sa population n’ont rien d’Africain. Vous ne verrez ici rien de ce à quoi vous vous attendez si vous connaissez des récits du Mali, du Sénégal ou de Côte d’Ivoire. Que ce soit par les buildings massifs qui bordent le rivage, les gros 4x4 et la flopée de Hummer aux mains des Gabonais, que ce soit par les rapports humains en permanence intéressés.


 Le Casino de la ville est un bon exemple de situations.  Le groom fait des remarques quand à nos mollets à l’air lorsque nous (blancs) voulons entrer alors que nous sommes habitués du lieu et surtout que les locaux passent en toute tenue sans souci. Une fois à l’intérieur le Casino se divise en deux zones : les tables de jeux et les machines à sous. Deux tables de jeux sont réservées aux Gabonais, une table est pour les Chinois et une pour les Libanais. Nous ne sommes pas les bienvenus, même en étant en bon rapport avec certains employés.  Nous ne sommes que des blancs, certes militaires expatriés donc riches selon leur point de vue, mais blancs. Ici on ne se mélange pas, tout comme en ville on ne mélange pas les races, tout comme un blanc est mal vu, montré du doigt et sujet à phrases peu courtoises au marché.

Un soir les tables étant quasiment vides nous avons eu accès au jeu de boule (roulette), pensant faire une partie avec le libanais là et un chinois.  Nous nous sommes dès le premier tour retrouvé juste entre nous, les deux autres ayant chacun changé de table. La croupière fait la gueule, croise les bras et souffle. Nous persistons, l’envie de s’amuser reste là. Peu importe les autres.  La croupière baille et ne lance pas la boule, elle montre des signes de lassitude pour nous faire partir. Nous devons lui demander de lancer la boule, ce à quoi elle répond que nous avons joué une si petite somme qu’elle attendait de vrai joueurs. Malheureusement pour elle notre numéro sort gagnant te nous empochons une belle sommes, elle rouspète dans sa langue, appelle une collègue pour lui dire son malheur. Elle nous regarde méchamment avant, enfin !, de nous donner notre dû.

 


Nous retournons à notre espace favori : les machines à sous. Etonnamment ce casino n n’aime pas voir nos mollets mais n’est pas dérangé par les alpagueuses et putes qui y circulent. A peine devant une machine, on viendra converser avec vous. La fille se souvenant précisément que vous êtes le militaire (vous êtes blanc donc automatiquement militaire selon elle) qui a gagné il y à 2 semaines 2 500 000 FCFA sur telle machine précise. Mémoire déroutante de la fille. Souvenez vous, la fille vous avait porté chance ce jour là … LOL

Aujourd’hui elle veut vous aider (comme elle est pure et gentille), elle prend dans vos pièces et commence à les introduire dans la machine, mettant une partie dans sa poche. Elle vous caresse le genou pour vous distraire. Si vous gagnez, même une petite somme, vous êtes foutu. Elle vous suivra partout dans le casino, insistante, et jusque là voiture. Si vous l’écartez elle vous lancera « Tu n’aimes pas les nègres, les Français vous êtes racistes, chez vous quand on est noir on peut pas marcher sur les Champs Elysées » ou encore elle pourra gueuler de manière à faire un mini scandale éphémère « le blanc a pris ma machine, j avais des pièces dedans ». Dépaysant comportement auquel je rétorquerai que j’ai un bon rapport avec les noirs mais que simplement je n’aime pas les putes…

Les notables locaux ont un droit particulier au Casino, en effet lorsqu’ils arrivent ils réservent une rangée entière de machine et on vous demande aimablement si vous pouvez vous écarter sur d’autres machines. Money, Money, Money et jouissance d’avoir du pouvoir.



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Jeudi 10 avril 2008
publié dans : Homo & Sensé
Cinq homosexuels égyptiens, dont quatre séropositifs, ont été condamnés hier mercredi 9 avril 2008 à cinq ans de prison pour « débauche » par un tribunal du Caire. Les cinq hommes avaient été arrêtés à la mi-mars dans un fast food du centre du Caire lors d'une altercation avec le gérant de ce restaurant, et des « tests » auraient prouvé qu'ils étaient homosexuels.
La presse cairote donne sa version des faits, fustigeant les  « pervers », « gens de Loth » et autres « adorateurs de Satan ». Cette presse, dont le degré de patriotisme se mesure aux flots de louanges déversés quotidiennement sur le président Hosni Moubarak, révèle que les  « apostats » entretiendraient des rapports avec des mouvements sionistes, organiseraient des « pèlerinages gays en Israël » et se livreraient à des « orgies homosexuelles plusieurs fois par semaine ».
Tous affirment avoir subi des pressions physiques et psychologiques durant leur interrogatoire et signé des aveux sous la torture.Ils disent aussi avoir été soumis à un examen médical afin de déterminer s'ils avaient ou non eu des rapports sexuels anaux.

Pays déjà remarqué pour son procés contre 52 homosexuels égyptiens arrêtés en mai 2001 au Caire lors d'une rafle dans une discothèque. Condamnés par un tribunal spécial pour débauche et atteinte à l'Islam à des peines de un à cinq ans de prison.
Le procès des cinquante-deux homosexuels égyptiens aura permis de lever le voile sur le sort réservé aux « gens de Loth » dans les pays musulmans.

En vertu de l'adage bien arabe « faute cachée est à demi pardonnée », les homosexuels peuvent donc s'adonner à leurs plaisirs interdits, mais dans la clandestinité, loin des regards, faute de quoi ils risquent de se couvrir eux-mêmes de 'aïb (opprobre) et de couvrir de 'ar (déshonneur) leurs familles. Les parents tremblent à l'idée que leur fils ne puisse ou ne veuille s'unir charnellement à une femme et considèrent moins déshonorant d'être les géniteurs d'un délinquant hétérosexuel que d'un homosexuel passif. Ils tolèrent également d'avoir un fils homosexuel actif, pourvu qu'il puisse également faire l'amour avec des femmes, procrèer est gage de sa « normalité ».

Pour réagir et faire écouter vos protestations :

His Excellency Muhammad Hosni Mubarak
President of the Arab Republic of Egypt
`Abedine Palace, Cairo, Egypt
Fax : +20 2 390 1998
Courriel : webmaster@presidency.gov.eg

Mr. Faruq Sayf al-Nasr
Minister of Justice
Ministry of Justice
Midan Lazoghly, Cairo, Egypt
Fax : +20 2 795 8103
Courriel : mojeb@idsc.gov.eg

Counsellor Maher ’Abd al-Wahid
Public Prosecutor
Dar al-Qadha al-’Ali
Ramses Street, Cairo, Egypt
Telegrams : Public Prosecutor, Cairo, Egypt
Fax : + 202 577 4716
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Mardi 8 avril 2008
publié dans : Libreville Gabon

iLe guide nous prévient : l faut s'attendre à traverser, pieds dans l'eau, les ruisseaux, à enjamber les racines enchevêtrées, à endurer les morsures vigoureuses des fourmis sans être assuré d'apercevoir les singes, dont la présence se résume souvent aux fruits abandonnés au sol.

Après nos 7 kilomètres de marche matinale, un repas et une sieste bien méritée, nous partons chaque après midi sur le bandeau entre le fleuve et l’Océan. Occasion d’une marche avec vue sur un banc de sable de plusieurs dizaines de kilomètres à notre droite et de fourrés verts épais à notre gauche. Ces marches permettent d’avoir la chance d’apercevoir sur le fleuve des échassiers, des khalao et des toucans, des mangoustes parties chasser les crabes mais également des hippopotames en famille jouant au sous-marin dans le fleuve.


En effet les hippo peuvent rester sans respirer sous l’eau 45 minutes et à l’exception d’une rencontre où nous avons vu leur ventre, toutes les autres fois nous nous contentons de leurs petites oreilles surnageant, parfois leur crane ou leur gueule.



Les hippo sont moins grand que ce que j’imaginai, ils sont paisibles et lancent parfois par leurs narines de puissants jets d’eau pour marquer leur territoire si nous nous approchons trop (c’était le cas lorsque nous étions en pirogue).



 Vous ne vous en doutiez pas, mais l’hippo est l’animal qui cause le plus de mort humaine en Afrique. Bien plus que les lions et serpents. Simplement parce que ce papa protecteur croque facilement les hommes qui tombent de pirogue non loin de lui, sachant qu’il lui arrive souvent de se soulever lorsqu’une pirogue passe au dessus de lui (invisible) la faisant chavirer.


D'autres animaux croisserons notre chemin ...

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Lundi 7 avril 2008
publié dans : Libreville Gabon


Ici il faut s'attendre à subir plusieurs contrôles de police par semaine.

Le policier cherche manifestement toute faille pour infliger une amende, qu'il proposera ensuite "a moitié prix" et sans quittance (ce qui est manifestement de la c #!*?|@!). On demande les papiers du véhicule, puis le passeport, puis le carnet de vaccination (!!!), puis on cherche le triangle de panne, puis le second, puis l'extincteur puis la date de validité de l'extincteur (alors que la jauge de pression est le seul test admis des professionnels)... Jusqu'a temps de trouver une ampoule qui ne fonctionne pas. Bien sur le port de la ceinture de sécurité est obligatoire, sous peine d'amende.

A coté de cela, les taxis et les locaux  "colorés" (ivoirien, camerounais qui n'ont pas d'argent) circulent avec des pneus lisses, des pneus neige !!!, des vitres remplacées par un sac poubelle noir (impossible de voir à travers) ou les portes qui ne ferment pas.

Dernière astuce en date : depuis le 2 Avril 2008 le fils du Président à fait publier un décret rendant obligatoire un modèle précis d'extincteur à jauge aux alentours de Libreville. Il est à noter que cet extincteur ne sera en vente que dans un seul et unique magasin "GMG" dans lequel un haut placé à un ami complice.

Au Gabon on s'habitue à la culture locale qui veut qu'une malversation soit faite au grand jour alors que chez nous on chercherait plutôt à la cacher. Je ne dis pas que l'un est mieux que l'autre.Je dis que c'est éxaspérant de la subir chaque heure partout.

 

 

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