Un bon article sur le P2p, peer to peer dans Le Monde.
Cet article de LeMonde.fr redonne l'historique des réseaux de téléchargement illégaux et leurs déboires.
" A son zénith, le pionnier des logiciels de P2P a compté entre 40 et 50 millions d'usagers. Mais le logiciel de partage, fondé en mai 1999 par Shawn Fanning et Shawn Parker, se heurte, quelques mois
plus tard, en septembre 2001, aux ayants droit. La Recording Industry Association of America (RIAA),
l'équivalent américain de la Sacem, demande 20 milliards de dollars (14,4 milliards d'euros) de dommages et intérêts... Elle n'en obtiendra finalement que le centième, après un accord à
l'amiable. Mais Napster n'a pas tout perdu. En 2008, le service est racheté, au prix fort (121 millions de dollars, soit 87 millions d'euros), par le groupe de distribution Bestbuy. Napster est
désormais un service légal de musique.
Ses successeurs Limewire ou Kazaa, qui font appel à des technologies plus décentralisées, ont connu des fortunes diverses (voir l'infographie) depuis le milieu des années 2000. Mais,
dans la plupart des cas, la bataille judiciaire a tourné à leur désavantage. A la fin de 2007, le client
Limewire était présent sur un tiers des PC dans le monde. Mais, également attaquée en justice par la RIAA, l'entreprise du même nom a dû cesser ses activités, au terme d'une longue procédure.
A la fin de novembre, la justice suédoise a confirmé en appel les peines de prison ferme infligées aux fondateurs de l'annuaire de fichiers pair-à-pair The Pirate Bay.
Kazaa a, pour sa part, dû verser 115 millions de dollars aux ayants droit
musicaux. Comme Napster, l'ancienne gloire du téléchargement en P2P s'est muée en service de musique légal, uniquement disponible aux Etats-Unis. Pas BitTorrent, leur principal successeur.
"Napster et Kazaa ont œuvré pour devenir des entreprises de médias. BitTorrent est, pour sa part, une entreprise de technologies", explique au Monde.fr Bram Cohen de BitTorrent, un service qui revendique plus de 100 millions d'utilisateurs mensuels.
En France, le procès d'Emule, dont le
créateur est accusé d'avoir permis le téléchargement de plus de 7 000 films entre 2005 et 2006, a été renvoyé à l'instruction, à la fin du mois de janvier. Mais le site, qui d'après les
enquêteurs générait d'importants revenus, reste fermé. "Plus de 90 % des contenus sur ces réseaux de partage circulent sans l'autorisation des ayants droit. Un business model basé la-dessus
est compromis", souligne Patrick Waelbroeck, enseignant-chercheur à Telecom ParisTech et spécialiste du téléchargement illégal."
"La loi Hadopi a changé le comportement des internautes. La part du P2P est stable depuis plusieurs années permettant à Hadopi de trouver facilement des cibles, mais l'utilisation du
direct download et du streaming – payant ou non – explose"
eMule et ses amis se voient donc remplacés par des outils moins pistés pour le moment :
téléchargement direct, streaming (regarder en direct un film sans télécharger), réseaux anonymisés ou privés... ainsi que les outils d'écoute légaux tels que Deezer.
Après tout lorsque nous copions nos K7 dans les années 80 celà nous permettait de découvrir de nouvelles musiques, sans nous empêcher d'aller aux concerts payants, d'acquérir des K7 en magasin
ensuite est venu le CD incopiable puis les CD vierges et graveurs abordables ...
Pour info Numerama publie une carte des pays cyber censeurs, où figure la Francedepuis cette année.
La France était sur la liste des pays "sous surveillances" en 2008 et sur la liste des "Inquiétudes" en 2009, elle franchit uen nouvelle étape vers un réseau surveillé et filtré.
Cinq principaux griefs ont été retenus par l'ONG Reporters sans Frontières concernant la
France:
la mise en place de la riposte graduée (Hadopi),
l'arrivée du filtrage administratif du web (Loppsi 2), l'affaire Wikileaks en France, le concept d'Internet civilisé cher à Nicolas Sarkozy et les pressions sur les sources journalistiques.
Source NUMERAMA
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