Libreville et sa population n’ont rien d’Africain. Vous ne verrez ici rien de ce à quoi vous vous attendez si vous connaissez des récits du Mali, du Sénégal ou de Côte d’Ivoire. Que ce soit par les
buildings massifs qui bordent le rivage, les gros 4x4 et la flopée de Hummer aux mains des Gabonais, que ce soit par les rapports humains en permanence intéressés.
Le Casino de la ville est un bon exemple de situations. Le groom fait des remarques quand à nos mollets à l’air lorsque nous (blancs) voulons
entrer alors que nous sommes habitués du lieu et surtout que les locaux passent en toute tenue sans souci. Une fois à l’intérieur le Casino se divise en deux zones : les tables de jeux et les
machines à sous. Deux tables de jeux sont réservées aux Gabonais, une table est pour les Chinois et une pour les Libanais. Nous ne sommes pas les bienvenus, même en étant en bon rapport avec
certains employés. Nous ne sommes que des blancs, certes militaires expatriés donc riches selon leur point de vue, mais blancs. Ici on ne se mélange
pas, tout comme en ville on ne mélange pas les races, tout comme un blanc est mal vu, montré du doigt et sujet à phrases peu courtoises au marché.
Un soir les tables étant quasiment vides nous avons eu accès au jeu de boule (roulette), pensant faire une partie avec le libanais là et un
chinois. Nous nous sommes dès le premier tour retrouvé juste entre nous, les deux autres ayant chacun changé de table. La croupière fait la gueule,
croise les bras et souffle. Nous persistons, l’envie de s’amuser reste là. Peu importe les autres. La croupière baille et ne lance pas la boule, elle
montre des signes de lassitude pour nous faire partir. Nous devons lui demander de lancer la boule, ce à quoi elle répond que nous avons joué une si petite somme qu’elle attendait de vrai
joueurs. Malheureusement pour elle notre numéro sort gagnant te nous empochons une belle sommes, elle rouspète dans sa langue, appelle une collègue pour lui dire son malheur. Elle nous regarde
méchamment avant, enfin !, de nous donner notre dû.
Nous retournons à notre espace favori : les machines à sous. Etonnamment ce casino n n’aime pas voir nos mollets mais n’est pas dérangé par les alpagueuses et putes qui y circulent. A peine
devant une machine, on viendra converser avec vous. La fille se souvenant précisément que vous êtes le militaire (vous êtes blanc donc automatiquement militaire selon elle) qui a gagné il y à 2
semaines 2 500 000 FCFA sur telle machine précise. Mémoire déroutante de la fille. Souvenez vous, la fille vous avait porté chance ce jour là … LOL
Aujourd’hui elle veut vous aider (comme elle est pure et gentille), elle prend dans vos pièces et commence à les introduire dans la machine,
mettant une partie dans sa poche. Elle vous caresse le genou pour vous distraire. Si vous gagnez, même une petite somme, vous êtes foutu. Elle vous suivra partout dans le casino, insistante, et
jusque là voiture. Si vous l’écartez elle vous lancera « Tu n’aimes pas les nègres, les Français vous êtes racistes, chez vous quand on est noir on peut pas marcher sur les Champs
Elysées » ou encore elle pourra gueuler de manière à faire un mini scandale éphémère « le blanc a pris ma machine, j avais des pièces dedans ». Dépaysant comportement auquel je
rétorquerai que j’ai un bon rapport avec les noirs mais que simplement je n’aime pas les putes…
Les notables locaux ont un droit particulier au Casino, en effet lorsqu’ils arrivent ils réservent une rangée entière de machine et on vous
demande aimablement si vous pouvez vous écarter sur d’autres machines. Money, Money, Money et jouissance d’avoir du pouvoir.
iLe guide nous prévient : l faut s'attendre à traverser, pieds dans l'eau, les ruisseaux, à enjamber les racines enchevêtrées, à endurer les
morsures vigoureuses des fourmis sans être assuré d'apercevoir les singes, dont la présence se résume souvent aux fruits abandonnés au sol.
Après nos 7 kilomètres de marche matinale, un repas et une sieste bien méritée, nous partons chaque après midi sur le bandeau entre le
fleuve et l’Océan. Occasion d’une marche avec vue sur un banc de sable de plusieurs dizaines de kilomètres à notre droite et de fourrés verts épais à notre gauche. Ces marches permettent d’avoir
la chance d’apercevoir sur le fleuve des échassiers, des khalao et des toucans, des mangoustes parties chasser les crabes mais également des hippopotames en famille jouant au sous-marin dans le
fleuve.
En effet les hippo peuvent rester sans respirer sous l’eau 45 minutes et à l’exception d’une rencontre où nous avons vu leur ventre, toutes
les autres fois nous nous contentons de leurs petites oreilles surnageant, parfois leur crane ou leur gueule.
Les hippo sont moins grand que ce que j’imaginai, ils sont paisibles et lancent parfois par leurs narines de puissants jets d’eau pour
marquer leur territoire si nous nous approchons trop (c’était le cas lorsque nous étions en pirogue).
Vous ne vous en doutiez pas, mais l’hippo est l’animal qui cause le plus de mort humaine en Afrique. Bien plus que les lions et
serpents. Simplement parce que ce papa protecteur croque facilement les hommes qui tombent de pirogue non loin de lui, sachant qu’il lui arrive souvent de se soulever lorsqu’une pirogue passe au
dessus de lui (invisible) la faisant chavirer.
Ici il faut s'attendre à subir plusieurs contrôles de police par semaine.
Le policier cherche manifestement toute faille pour infliger une amende, qu'il proposera ensuite "a moitié prix" et sans quittance (ce qui est manifestement de la c #!*?|@!). On demande les
papiers du véhicule, puis le passeport, puis le carnet de vaccination (!!!), puis on cherche le triangle de panne, puis le second, puis l'extincteur puis la date de validité de l'extincteur
(alors que la jauge de pression est le seul test admis des professionnels)... Jusqu'a temps de trouver une ampoule qui ne fonctionne pas. Bien sur le port de la ceinture de sécurité est
obligatoire, sous peine d'amende.
A coté de cela, les taxis et les locaux "colorés" (ivoirien, camerounais qui n'ont pas d'argent) circulent avec des pneus lisses, des pneus neige !!!, des vitres remplacées par un sac
poubelle noir (impossible de voir à travers) ou les portes qui ne ferment pas.
Dernière astuce en date : depuis le 2 Avril 2008 le fils du Président à fait publier un décret rendant obligatoire un modèle précis d'extincteur à jauge aux alentours de Libreville. Il est à
noter que cet extincteur ne sera en vente que dans un seul et unique magasin "GMG" dans lequel un haut placé à un ami complice.
Au Gabon on s'habitue à la culture locale qui veut qu'une malversation soit faite au grand jour alors que chez nous on chercherait plutôt à la cacher. Je ne dis pas que l'un est mieux que
l'autre.Je dis que c'est éxaspérant de la subir chaque heure partout.
Nous venons de passer quelques jours au Sette cama safari, bien différents de ce que nous avions pu voir à Nyonié ou lors d’autres balades locales. Là où à Nyonié on se balade en 4x4 dans les
plaines, ici dans le sud du Gabon on se déplace en pirogues et à pied. Cela permet d’être au plus proche de la nature, épiant chaque bruissement de feuillage, sursautant au grondement des
crocodiles de terre, se protégeant la tête lorsque nuée de petits singe traverse les arbres au dessus de nos tête en faisant tomber la pluie qui y stagnait.
Chaque matin nous parcourons 7 kilomètres sur un ilôt différent découpant le large fleuve, avec une pause repas et sieste jusque 16H pour
faire à nouveau 5 kilomètres, guettant les animaux préférant le coucher du soleil.
La marche est rude, il s’agit de suivre strictement le guide dans des zones vertes naturelles sans chemin. Parfois des fourmis géante nous
bondissent aux mollets, extrêmement rapides elles nous piquent d’une giclée d’acide. De quoi voir notre groupe de 4 personnes sautiller et se flageller les
jambes ;-)
Ces fourmis magnan se déplacent en banc de millions de féroces individus, elles changent de territoire tous les 4 jours. Carnivores elles
peuvent découper un mamifaire embourbé ou un singe malade au sol en 2 heures.
Digne d’un Koh-Lanta avec 100% d'hygrométrie et des nuées d'insectes, mettant à l’épreuve mes propres limites, la traversée la plus rude est celle de la zone de marécage. Chaussé de grosses
pataugas et de chaussettes kaki de l’Armée, les mollets à l’air avec un petit short, je me trouve face à une étendue de boue et d’eau marron inquiétante. Nous devons passer cet espace hostile en
repérant les racines d’arbres qui serviront d’appui pour poser nos pieds entre les zones d’eau. Priant pour que la racine ne soit pas simplement en flottaison mais bel et bien un appui sûr. Pour
me rassurer un grondement grave persiste sur ma gauche, un crocodile de terre !! Parfois je préfèrerai que notre guide ne nous dévoile pas tous les secrets de la
forêt ;-)
Au bout d’un quart d’heure, la situation se corse. En effet, nous devons circuler de tronc d’arbre en tronc d’arbre sans tomber dans la
boue, sous peine de s’enfoncer profondément. J’ai un certain vertige lorsque je me trouve en hauteur (peu importe si la distance au sol est élevée ou non) sur un tronc sans
avoir d’appui sur les côtés. Je prends sur moi et profite du soutien de mon co-pilote. Evidemment les troncs d’arbres qui nous servent de passerelles sont humides et glissants et aucune liane ni
appui de secours n’est possible une fois qu’on grimpe dessus.
Lors des marches matinales nous ne verrons quasiment aucun animal, à l’exception de nuées de petits singes sautant d’arbres en arbres. Trop
rapides pour être photographiés. La vidéo prise est à écouter plus qu’à regarder ;-)
Toujours en pays Gabonais, pour une nouvelle découverte de la politique locale.
La tension entre la France et le Gabon est maintenue ici par nombreuses publications officielles dans les journaux numériques et papiers, l’Etat
contrôlant la presse et la télévision.
Là où en France on ne parle plus du tout du reportage de France2 montrant les 20 palaces parisiens détenus par le Président
Gabonais, ici on aime montrer ce qu’ils appellent la « négrophobie blanche française » à coup de démonstrations quotidiennes alambiquées.
Dans la rue il est demandé aux blancs (lorsqu’on se balade, lorsqu’on boit un verre en terrasse, lorsqu’on sort de faire ses courses) de montrer
aux policiers armés : passeport, visa valide mais également l’attestation d’hébergement originale que le consulat à Paris exige pour faire le visa… sans vous le rendre. Ainsi ils sont
certains qu’il vous manquera une pièce justificative en cas d’arrestation. Ce qui donnera lieu à intimidations, blablateries sur l’affreux comportement des blancs et
l’intolérable discours des français envers leur président, et ensuite soit un accord amiable monétaire soit au pire des cas une expulsion du pays !
Les contrats d’affaire sont bloqués entre nos deux pays, et la préférence est donnée aux Chinois (voierie, bois, construction), aux Libanais
(commerces) et aux Américains (pétrole et minerais).
Ce qui se passe me parait excessif et incontrôlé pour un simple reportage de 3 minutes qui ne fait que montrer une réalité : un président
africain possède des biens immobiliers conséquents à Paris dans une démesure par rapport à son seul salaire. Tout comme des politiques français ont par le passé fait construire
une piscine aux frais de la nation dans leur maisons, tout comme des industriels se voient offrir de beaux séjours dans des lieux paradisiaques, tout comme d’autres profitent
d’opportunités pour avoir des appartements à un tarif en dessous de celui du marché. Ca existe partout, au Gabon comme en France. Là-dessus il existe une égalité
Au carrefour où nous passons chaque jour on peut voir une affiche "N'arrachez plus vos
dents cariées, appelez le 07xxxx"
Le journal local L’UNION nous apprend qu’il s’agit d’un FAUX DENTISTE arnaqueur.
"Sa conduite donnerait tout son sens à l'expression familière "mentir comme un arracheur de dents".
Sauf qu'il n'en était pas, en réalité. Et qu'il déconseillait même à chacun d'entre nous de se débarrasser de celles cariées. Satou Oumarou a été arrêté mi mars 2008 à son domicile des Feux
tricolores de Nzeng-Ayong par les gendarmes de l'unité spéciale de Gros-Bouquet.
Au cours des consultations, le faux dentiste faisait croire à ses patients qu'il soignait la carie, tout en extrayant les vers responsables de la détérioration des dents et traitait également la
mauvaise haleine.
En réalité, il profitait de la naïveté des malades pour leur proposer une potion composée des graines sèches de concombres sauvages. Son mode opératoire était le suivant: Satou Oumarou se servait
d'une flamme, des braises placées dans un plateau sur lesquelles il mettait des graines pour dégager une fumée. Ensuite, il posait une calebasse mouillée entourée de sable pour empêcher la fumer
de s'échapper.
Une fois cette étape franchie, le malade collait sa bouche sur l'ouverture de la calebasse, afin d'aspirer la fumée. Le contact des graines avec la chaleur du charbon ardent produisait des germes
blancs.
Ce sont ces germes blancs que le faux dentiste brandissait à ses patients, en leur faisant croire que c'était des vers dentaires sortis de leurs bouches."
Nous quittons la 5eme ville la plus chère du monde, Libreville pour prendre l’avion. Direction plein sud du Gabon. Prêt pour 5 jours dans e parc National de Loango, à Sette Cama Safaris
précisément.
La première escale d’avion est Port Gentil, ville qui travaille par TOTAL et par les bateaux de cargaison ou de pêche intensive.
La dernière escale est Gamba, dont l’aéroport est aux couleurs de la compagnie hollandaise SHELL. Devant SHELL dispose d’un supermarché
réservé à ses employés, un golf, des parking de 4x4 et des mini bus climatisés. C’est l’employeur de la région. Aux murs des panneaux en anglais parlent de comment SHELLE se soucie de la nature,
de la santé des employés, met à disposition un dépistage gratuit du VIH-SIDA, mais ne prend pas en charge les traitements nous souffle on discrètement.
Nous quittons Gamba en taxi pour trouver une pirogue à moteur 20 minutes plus tard.
En chemin nous croisons de petits groupements d’habitations avec de souriantes personnes, ça change déjà de Libreville.
Nous nous éloignons de la civilisation, sur la mangrove et le fleuve bordé de 350 Ilôts
verdoyants. Au bout d’une heure de bateau nous voici à Sette Cama Safari, un ensemble de 5 bungalows pouvant accueillir au maximum 8 touristes sur un bandeau entre l’Océan et l’ensemble d’Ilôts
de l’autre
Les après midi sont reposants, en bordure de plage avec en seuls bruits la nature et les vagues. Aucun humain ni moteur.
Laisser passer le temps, profiter, admirer. Boire un verre au Sunset Beach dans de confortables fauteuils à même le sable, à l’ombre
d’un arbre. Seuls clients depuis des heures.
Retour par le centre ville, bouchons routiers de 4x4 monstrueux métalisés parfaitement entretenus. Contrairement à un à priori, le
nombre important de ces grosses voitures n'est pas seulement expliqué par la forte population d'expatriés (France, Chine, Liban et Etats Unis) mais tout autant par les locaux. Il faut dire
que le Gabonais de Libreville adore frimer, à un emploi stable de fonctionnaire transmis de génération en génération (le gouvernement tente de lutter mais manque de moyens réels) et
qu'exhiber un gros 4x4 à 45 millions de francs CFA ne le dérange pas.
A libreville les pauvres ne sont pas principalement gabonnais, plutot des pays avoisinnants (Guinée Equatoriale, Côte d'Ivoire, Congo). Les ethnies gabonaises fortes comme celle des
Fang ont de grands espaces verts avec au milieu une belle maison à colonnes de marbre et tout autour une haute palissade avec gardien, les ethnies gabonaises plus faibles ont des bicoques de
briques en bord de route avec un toit en tolle ondulée mais toute équipée à l'intèrieur (télévision, douche, canapés, chaine hifi, ventilo ou clim) et un brasero de cuisine sur le devant.
Evidemment les Tué-Tué (prostituées de base) et les plus pauvres vivent à plusieurs dans une case nauséabonde.
Le superbe après midi m'avait fait oublier le changement radical et soudain de la météo ici.
Le début de soirée sera marqué par un orage de saison, pluie à grosses gouttes chaudes, aussi agréable qu’une douche désirée. Bonheur naturel et vent frais qui font tomber la
température de 35 degrés à 30 degrés pour une heure.
Le ciel se fend d’éclairs venant des hautes atmosphères. Magie.
Arrivé à Libreville vendredi pour un nouveau séjour au Gabon, je me trouve enrôlé samedi dans un BBQ organisé dans le camp. Me voici à devoir gérer les 30 degrés dehors, le taux
d’humidité de 95% et la bière locale, au nom viril de BeauFort justifié par ses 8°6 d’alcool. Accueilli par une bande fou furieux déchainés contrastant avec le calme du reste du camp
militaire ; la musique tambourine au dernier étage des dortoirs. Excellente ambiance et jeux inventés instinctivement.
Plus tard, nous faisons quelques courses au supermarché Mbolo qui malheureusement est rebaptisé Géant Casino, un pas de plus vers la perte d’identité. Nous trouvons à la fois du cassoulet, des
saucisses de Toulouse ou du jambon vendéen à prix fort pour expatrié en manque de son hexagone, mais également des poissons locaux, des conserves et produits plus africains. Par contre ne
cherchez pas d’aliment gabonais ni de produit manufacturé ici ; mis à part la bière, les gabonais importent d’afrique du sud (viande de bœuf, d’autruche, de buffle) ou des pays
avoisinant le Gabon (poulet et haricots de côte d’ivoire, avocats et mangues du kenya). Nous faisons le plein de tout sauf de fruits, privilégiant les vendeuses assises en bord de route avec
juste une bassine de quelques légumes devant elles. Tellement agréable de sélectionner chaque fruit, d’en découvrir d’inconnus dont on m’explique l’utilisation. Aujourd’hui je teste la mandarine
verte et l’avocat local qui a pour particularité d’être long de 18cm avec un noyau qui se balade dedans.
Samedi soir c’est BBQ à la maison avec du bon champagne. Le plaisir du feu devant sa maison avec les chants des femmes africaines non loin,
les insectes qui grésillent et les nombreux oiseaux actifs la nuit. Les bulles ont attiré les voisins du lotissement militaire, occasion de faire connaissance avec de bon vivants biens marrants
et d’en savoir plus sur le mode de vie d’expat ici. Entre boissons, chichon, filles, boites, filles, plages, filles, sorties en parc naturel, un peu de travail parfois et … filles ;-))
C'est la saison des fruits à Libreville, Gabon.
Au marché de Montbouét on trouve toutes les couleurs et senteurs.
Bananes douces et bien d'autre bananes inconnues en France, mandarines vertes, ananas, pamplemousses, avocats énormes et bien mûrs, papayes, caramboles, sont les fruits phares de cette saison,
arborant une diversité de couleurs, allant du jaune à l’oranger, en passant par le vert et parfois même le marron, faisant frétiller nos narines. Un bonheur.
Des crimes rituels particulièrement horribles endeuillent régulièrement des familles au Gabon. Une association de parents de victimes brise la loi du silence pour mettre fin à l’impunité.
Le corps sans vie d’une jeune fille âgée d’environ 12 ans a été retrouvé mercredi 27 Fevrier, aux abords de la plage du Lycée Léon Mba de Libreville. Et cette semaine d'autres corps ont été
retrouvés près du stade de Libreville.
Ce genre de meurtre se caractérise par le prélèvement de certains organes (sexe, yeux, oreilles) destinés aux fétiches dans le but d’acquérir puissance et pouvoir.
Selon l’ethnologue espagnol Manuel Novoa, auteur de recherches sur le cannibalisme en Guinée Equatoriale, "manger de la chair humaine était une tradition chez les guerriers de l’ethnie Fang qui
habite la Guinée Equatoriale, le Nigeria le Gabon et le Cameroun. Quand ils conquéraient de nouveaux territoires, ces guerriers mangeaient les organes de leurs victimes en vue d’absorber leur
jeunesse et leur vitalité".
L'Ethnie Fang est l'Ethnie soutenue par la France pour accèder aux postes de pouvoir.
Pour l'anthropologue Bernadin Minko Mvé à l’Université Omar Bongo de Libreville, "ce n’est plus un secret pour les Gabonais que ce sont les personnalités politiques et de la haute société qui
recourent à ce genre de pratiques pour se hisser ou se maintenir dans les hautes sphères de l’État ".
Il semblerait qu'on enregistre une recrudescence significative des crimes rituels à l'approche des élections politiques.
Sources : www.gabonews.ga et gaboneco.com
Passez de bonne fêtes, en famille, avec des amis ou des virtualités; en face à face ou à distance.
Une pensée particulière pour le Pat allité, bloqué et fiévreux à cause du Chikungunya.
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